Vendredi, 3 septembre 2010

Ils se foutent de nous !

J'ai pris l'habitude, en tant de députée, de surveiller mon langage. Mais là, trop, c'est trop ! Voici le communiqué de presse que m'a inspiré la lecture de l'ordre du jour de la commission des affaires sociales.


Ils se foutent de nous !

Il n'y a pas si longtemps, le président et sa majorité juraient la main sur le cœur de leur volonté de revaloriser le rôle du Parlement.

Or sur deux textes majeurs, réforme des retraites et loi sur l'immigration, l'intégration et la nationalité, la droite entend passer en force : déclaration d'urgence et passage en commission au pas de course.

Ainsi, le 7 septembre, la commission des affaires sociales prendra moins de 45 minutes pour examiner les nouveaux amendements au texte sur les retraites venant en discussion l'heure suivante.

Le 14 septembre, le texte sur les retraites sera débattu en séance. En même temps, la commission disposera d'une heure en tout et pour tout pour donner un avis sur le projet de loi sur l'immigration. Le tout sans même avoir eu de présentation du texte par le ministre ! Pourtant, ce texte ne prévoit pas moins que d'élargir les conditions de retrait de la nationalité et la fin de l'accès automatique à la nationalité française à 18 ans pour les jeunes nés de parents étrangers.

Il est vrai que ces deux textes rencontrent une opposition déterminée dans le pays. Est-ce une raison pour bafouer ainsi les institutions ? Un tel mépris pour les élus de la nation exprime un mépris équivalent pour les citoyens.

S'ils ne veulent plus écouter les parlementaires, imposons leur la voix du peuple !

Jeudi, 2 septembre 2010

Motivé-e-s pour cette rentrée !

Le travail parlementaire s'était terminé en juillet par l'examen du projet de loi sur les retraites en commission, avec la perspective du passage en séance dès le début septembre. Les mois de juin et juillet avaient été marqués les rebondissements quasi-quotidiens des affaires Sarkozy-Woerth-Bettencourt, et la mise en lumière des liens unissant sommet de l'UMP et oligarchie financière. La rentrée promettait déjà d'être chaude !

Tentant désespérément de remonter dans les sondages pendant l'été, Sarkozy aura donc aggravé les attaques contre les libertés publiques, par ses déclarations fracassantes sur l'insécurité (manifestement sans résultats très tangibles depuis huit ans qu'il s'agite sur le sujet) et par l'emprunt à l'extrême-droite de la stigmatisation des Roms, des étrangers, des gens du voyage et des Français qui le seraient un peu moins que d'autres. Il confirme là que sa "droite décomplexée", c'est bien celle des années 1930, pas encore contrainte par la honte du régime de Vichy et de la collaboration d'intégrer les valeurs républicaines. Les lois sécuritaires et anti-immigrés déjà programmées promettent une surenchère d'amendements liberticides. Heureusement, même à droite, les républicains commencent enfin à prendre leurs distances... Souhaitons pour notre démocratie qu'ils assument la nécessaire "rupture" avec ce régime !

Septembre sera donc marqué par les mobilisations

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Jeudi, 22 juillet 2010

Pension de réversion : le retour du refoulé anti-PACS de l'UMP

Voici le communiqué de presse que je viens de faire envoyer...
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Nicolas Sarkozy, dans le cadre de sa campagne présidentielle, avait promis d’ouvrir le droit à la réversion pour les couples PACSés.

La Mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale (MECSS), le Conseil d’orientation des retraites (COR) et le Médiateur de la République ont chacun rendu des avis préconisant l’extension de la réversion dans le cadre du PACS.

Dans un arrêt du 1er avril 2008, la Cour de justice des communautés européennes a considéré que le refus de versement d’une pension de réversion à un partenaire survivant de PACS « constituait une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle prohibée par la directive européenne du 27 novembre 2000, en faveur de l’égalité de traitement ». Cette position a été reprise par la HALDE dans deux délibérations du printemps 2009, puis de nouveau dans un rapport spécial publié au Journal officiel du 3 avril 2010.

Pourtant, l'amendement déposé par Martine Billard et les député-e-s du Front de Gauche en faveur de ce droit devant la commission des Affaires sociales sur le projet de loi « retraites » a été rejeté par le ministre Woerth et tous les députés UMP présents, sous prétexte que le PACS n'entraîne pas la même obligation alimentaire que le mariage.

On ne voit pas le rapport entre droit à la retraite et obligation alimentaire. Mais c'est l'argument utilisé par l'UMP pour des raisons idéologiques et par le Gouvernement pour des raisons financières, pour enterrer la promesse faite par Sarkozy.

Commission des affaires sociales : retraites suite

21h30 : les travaux de la commission ont repris après une pause pour le repas. Cet après-midi, a été votée, hélas, la modification des bornes d'âge : la possibilité de prendre sa retraite à partir de 60 ans est repoussée à 62 ans, et l'assurance d'avoir une pension de retraite sans décote est reportée de 65 ans à 67 ans. Ayant interpellé le ministre sur le report à 62 ans par l'allongement de 4 mois tous les ans alors que jusqu'ici toutes les dispositions d'allongement s'effectuaient par trimestre pour une année, Éric Woerth a eu cette réponse incroyable : nous avions le choix entre aller vite ou repousser encore plus l'âge de départ en retraite ! Nous avons ensuite assisté à des attaques en règle de l'UMP contre les fonctionnaires, Yves Bur allant jusqu'à crier "qu'on les vire" en parlant des aiguilleurs du ciel.

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Mercredi, 21 juillet 2010

Retraites : l'été meurtrier !

La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale vient d'adopter les articles 5 et 6 du projet de loi sur les retraites qui prévoient le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, et de 65 à 67 ans de l'âge de départ sans décote. Elle efface ainsi un progrès social de 30 ans.

Pour le Parti de Gauche, le droit à une retraite en bonne santé est fondamental. La retraite doit être un moment d'activités choisies et non de dépendance. C'est pourquoi il est indispensable de maintenir le droit au départ à 60 ans, sans allongement de la durée de cotisation.

Les députés UMP et Nouveau Centre qui ont entériné ces mesures de régression au milieu de l'été, devront expliquer à nos concitoyens qui ont commencé à travailler dès 18 ans et qui sont déjà usés par le travail qu'ils devront valider 44 annuités !

Quant au report de la borne d'âge sans décote à 67 ans, la seule réponse faite aux femmes qui subissent des carrières incomplètes est d'attendre un futur hypothétique où il n'y aurait plus de discriminations sexistes.

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