Mardi, 7 septembre 2010

Retraites : vous rendre compte

Nous arrivons au jour J. D'un côté, les malheureux trois-quarts d'heure pour examiner les derniers amendements au pas de charge en commission, puis le début du débat en séance à l'Assemblée. De l'autre, les grèves et les manifestations que nous espérons les plus fortes possibles, pour bien faire comprendre à Sarkozy que sa contre-réforme ne passera pas comme ça.

Privée de manif parisienne par le calendrier de l'Assemblée, je ferai de mon mieux pour vous donner le plus possible d'informations sur ce blog, comme lors du premier examen du texte en commission, en juillet.

Les nouvelles règles de fonctionnement de l'Assemblée, pensées sur-mesure pour brider l'opposition, assurent à l'UMP de pouvoir faire voter le texte le 15 septembre. Dès le jeudi 16, à 19h30, je vous propose un compte-rendu de ces débats, au café Le Progrès, 1, rue de Bretagne, dans le 3e arrondissement. L'occasion de faire le point sur les reculs que les mobilisations de ce jour et les suivantes auront déjà arrachés, j'espère. Et aussi une étape pour les mobilisations suivantes, sans attendre l'arrivée du texte devant le Sénat.

Bonne manifestation à qui peut s'y rendre et rendez-vous sur le site de l'Assemblée pour suivre les débats en direct.

Lundi, 6 septembre 2010

Soutien aux otages en Afghanistan

Plus de cinquante collectivités locales ont affirmé leur soutien à Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs Afghans, Mohamed Reza, Ghulam et Satar, retenus en otages par les Talibans, notamment par l'installation de banderoles sur les édifices publics. Aussi, j'ai adressé un courrier au président de l'Assemblée pour qu'une telle initiative soit prise au Palais Bourbon.

Voici mon communiqué de presse à ce sujet.


Demande d'installation d'une banderole en soutien aux otages en Afghanistan

Depuis plus de 250 jours, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs Afghans sont retenus en otage. Cette situation n'a que trop duré.

Il est important de rappeler l'urgence de leur libération. En premier lieu, pour que ces cinq personnes puissent recouvrer leur liberté et que la situation cruelle qu'ils subissent depuis le mois de décembre cesse enfin. A travers la situation de ces otages, il faut également se souvenir que la liberté de la presse n'est jamais totalement acquise et qu'il convient donc de continuer à la défendre.

Pour ces raisons, Martine Billard a adressé un courrier à Monsieur Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, afin qu'une banderole demandant la libération des otages puisse être accrochée sur le Palais Bourbon, comme cela avait notamment été fait pour Ingrid Betancourt.

Vendredi, 3 septembre 2010

Ils se foutent de nous !

J'ai pris l'habitude, en tant de députée, de surveiller mon langage. Mais là, trop, c'est trop ! Voici le communiqué de presse que m'a inspiré la lecture de l'ordre du jour de la commission des affaires sociales.


Ils se foutent de nous !

Il n'y a pas si longtemps, le président et sa majorité juraient la main sur le cœur de leur volonté de revaloriser le rôle du Parlement.

Or sur deux textes majeurs, réforme des retraites et loi sur l'immigration, l'intégration et la nationalité, la droite entend passer en force : déclaration d'urgence et passage en commission au pas de course.

Ainsi, le 7 septembre, la commission des affaires sociales prendra moins de 45 minutes pour examiner les nouveaux amendements au texte sur les retraites venant en discussion l'heure suivante.

Le 14 septembre, le texte sur les retraites sera débattu en séance. En même temps, la commission disposera d'une heure en tout et pour tout pour donner un avis sur le projet de loi sur l'immigration. Le tout sans même avoir eu de présentation du texte par le ministre ! Pourtant, ce texte ne prévoit pas moins que d'élargir les conditions de retrait de la nationalité et la fin de l'accès automatique à la nationalité française à 18 ans pour les jeunes nés de parents étrangers.

Il est vrai que ces deux textes rencontrent une opposition déterminée dans le pays. Est-ce une raison pour bafouer ainsi les institutions ? Un tel mépris pour les élus de la nation exprime un mépris équivalent pour les citoyens.

S'ils ne veulent plus écouter les parlementaires, imposons leur la voix du peuple !

Jeudi, 2 septembre 2010

Motivé-e-s pour cette rentrée !

Le travail parlementaire s'était terminé en juillet par l'examen du projet de loi sur les retraites en commission, avec la perspective du passage en séance dès le début septembre. Les mois de juin et juillet avaient été marqués les rebondissements quasi-quotidiens des affaires Sarkozy-Woerth-Bettencourt, et la mise en lumière des liens unissant sommet de l'UMP et oligarchie financière. La rentrée promettait déjà d'être chaude !

Tentant désespérément de remonter dans les sondages pendant l'été, Sarkozy aura donc aggravé les attaques contre les libertés publiques, par ses déclarations fracassantes sur l'insécurité (manifestement sans résultats très tangibles depuis huit ans qu'il s'agite sur le sujet) et par l'emprunt à l'extrême-droite de la stigmatisation des Roms, des étrangers, des gens du voyage et des Français qui le seraient un peu moins que d'autres. Il confirme là que sa "droite décomplexée", c'est bien celle des années 1930, pas encore contrainte par la honte du régime de Vichy et de la collaboration d'intégrer les valeurs républicaines. Les lois sécuritaires et anti-immigrés déjà programmées promettent une surenchère d'amendements liberticides. Heureusement, même à droite, les républicains commencent enfin à prendre leurs distances... Souhaitons pour notre démocratie qu'ils assument la nécessaire "rupture" avec ce régime !

Septembre sera donc marqué par les mobilisations

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Jeudi, 22 juillet 2010

Retraites : suite et fin

Jeudi 15h37 : nous continuons les travaux de la commission des Affaires sociales sur le projet de loi retraites. Ce matin, une partie des débats a été houleuse. En effet nous avons abordé la question de la pénibilité. Or d'entrée, le rapporteur nous a annoncé : "Le gouvernement va être en dialogue avec les partenaires sociaux sur ce sujet. Il reste six semaines jusqu'au début du débat de l'hémicycle. Il ne faut pas préempter les conclusions et donc ne pas légiférer trop hâtivement." En conséquence le rapporteur a continué : "je me suis gardé de déposer des amendements, j'invite donc au retrait des amendements, sinon quel que soit le fond je serai amené à les rejeter."

En bref, la commission est réunie pour faire tapisserie en attendant que le gouvernement prenne des décisions, puisque de toute façon il n'est toujours pas question de négociations comme nous l'ont confirmé les syndicats de salariés.

Jean-François Copé a donc été entendu, la totalité des amendements a été écartée.

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