Lundi, 16 janvier 2012

Perte du AAA

J'étais en déplacement à Nantes quand la nouvelle de la dégradation de la note de la France est tombée. Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse vendredi, au nom du PG.


Communiqué du Parti de Gauche

Standard & Poors décide aujourd'hui de dégrader la note de la France, alors même que ces derniers jours les taux d'intérêt de l'UE tendaient à baisser. Nicolas Sarkozy va-t-il s'engouffrer dans cette brèche pour asséner aux Français un nouveau plan d'austérité, après les avoir enfumés avec la TVA sociale ?

Voilà le résultat des politiques européennes qui ont donné les pleins pouvoirs aux agences de notation !

La France doit arrêter de se soumettre à ces diktats absurdes qui ne débouchent que sur la récession. La BCE doit prêter directement aux États au lieu d'engraisser des banques qui préfère soigner leurs actionnaires qu'investir pour le pays.

Jeudi, 27 janvier 2011

Café politique le 2 février

Dans le centre de Paris, le Front de Gauche joue la carte du rassemblement large : non seulement le PCF, le PG et la GU y participent, mais également des militant-e-s de la FASE, du NPA unitaire, et hors de toute appartenance partisane. Tout le monde est réuni dans l'association pour le Front de gauche, pour une alternative sociale et écologique Paris centre.

Notre première initiative publique dans cette configuration, c'est le café politique du 2 février, 19h30, à la Pierre du Marais, 51, rue de Bretagne dans le 3e. Venez débattre avec nous de la crise du système bancaire !

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Mercredi, 8 décembre 2010

Déclaration du gouvernement. Une feuille de route européenne contre les peuples

Hier, le rejet de notre proposition de loi constitutionnelle "souveraineté du peuple en matière budgétaire", aujourd'hui, la déclaration du gouvernement préalable au Conseil européen : les libéraux ne manquent pas de cohérence dans leur projet consistant à profiter de la crise et à instrumentaliser l'Europe pour mettre à bas les politiques publiques et les protections sociales. Mais autant que possible dans la discrétion.

Voici mon explication de vote d'hier :





(le texte a été approuvé uniquement par les député-e-s communistes, républicains, citoyens et du PG ainsi que par un socialiste ; vous trouverez le détail du scrutin sur le site de l'Assemblée)

Ci-dessous, le texte du communiqué que je viens d'envoyer à la presse.


Déclaration du gouvernement

Une feuille de route européenne contre les peuples


Le gouvernement et l'UMP se sont livrés, par la voix de Laurent Wauquiez, à un exercice de camouflage de ce qui est à l'œuvre au sein des institutions européennes. Pas un mot sur la modification du traité de Lisbonne, rien sur la surveillance du débat budgétaire par la Commission européenne. L'Europe qui protège est reléguée à une simple image “que l'on doit consolider”.

Après avoir bafoué, il y a un an peu plus d'un an, le choix des Français en ratifiant le Traité de Lisbonne, le gouvernement vient de réaffirmer l'absence complète de considération qu'il avait pour l'expression du suffrage universel. Le rôle de la Commission européenne, institution non élue, a été largement salué quand le Parlement européen a à peine été évoqué.

Pour la majorité, ce sont la concurrence et les politiques d'austérité qui doivent être renforcées. L’adoption d’une nouvelle série de directives et de règlements est déjà prévue. Elles prévoient rien de moins que :

  • d'inscrire une limitation des dépenses publiques dans le volet préventif du pacte de stabilité et de croissance,
  • d'augmenter et de rendre de fait automatique les sanctions à l'encontre des pays,
  • d'instaurer maintenant des sanctions sur des critères macro économiques,
  • de rendre la Commission plus indépendante du pouvoir politique.

Au lieu de faire payer les banques responsables de la crise, la feuille de route du gouvernement est claire, consolider le libéralisme, la concurrence et faire payer les politiques d'austérité par les peuples.

Lundi, 29 novembre 2010

L'UE et le contrôle des budgets nationaux

Profitant de la crise financière et économique en cours, le Conseil européen et la Commission européenne ont décidé de mettre sous tutelle les budgets des États membres de l'Union Européenne. Dorénavant les budgets des États seront examinés en amont dans le cadre d'une procédure dénommée "semestre européen de coordination des politiques économiques" et devront intégrer les injonctions du Conseil européen.

Alors que les États, les uns après les autres - Grèce hier, Irlande aujourd'hui, Portugal demain, Espagne et France après-demain ? - sont victimes de la spéculation des organismes financiers dont les banques, les institutions européennes ne proposent aucune politique pour arrêter cette spéculation et aller vers une harmonisation fiscale basée sur la recherche d'une meilleure répartition des richesses et un développement qui prenne en compte la sauvegarde de notre éco-système.

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Ainsi, le plan dit "d'aide à l'Irlande" revient en fait à sauver notamment les banques anglaises et allemandes, particulièrement engagées dans la bulle spéculative à l'œuvre en Irlande, et cela une fois de plus sans contrepartie, comme pour la Grèce. Ce sont les couches populaires et les couches moyennes qui sont durement mises à contribution.

Les choix budgétaires nationaux devront donc être orientés en fonction de critères qui ont pour seul objectif de réduire les dépenses publiques et de baisser le "coût du travail". On sait ce que cela veut dire en termes de baisse des salaires, des pensions de retraite, des aides sociales...

Une première directive (E 5695) allant en ce sens a déjà été déposée sur le bureau de l'Assemblée Nationale et étudiée par la commission des affaires européennes du Sénat le 29 septembre 2010. Une "modification limitée" du traité de Lisbonne est prévue. L'avantage de la déclarer limitée (il ne s'agit "que" de la mise sous tutelle des budgets nationaux, excusez du peu) est que cela n'oblige pas à organiser de référendum de ratification.

En conséquence, les députés du Parti de Gauche et les députés du Parti Communiste ont déposé en commun une proposition de loi pour refuser la possibilité de cette mise sous tutelle.

Je défendrai ce texte le jeudi 2 décembre en fin de matinée, en séance publique de l'Assemblée Nationale.

Vous pouvez télécharger ici le texte de la proposition de loi et le rapport qui l'accompagne.

Lundi, 5 juillet 2010

Joyandet, Blanc... et les autres ?

Après Christine Boutin, obligée de renoncer à sa mission peu convaincante sur la mondialisation mais quand même rémunérée à hauteur de 9500 euros (quel Parisien n'a pas fait le parallèle avec le fameux rapport Xavière Tiberi ?).



Après les ministres obligés de renoncer à cumuler leurs indemnités avec leur retraite de parlementaire, Alain Joyandet (avion privé et permis de construire illégal) a décidé de jeter l'éponge, entraînant dans sa chute Christian Blanc, l'amateur de cigares aux frais de la République.



Interdiction de cumul ministre-mandat électif


En réalité à chaque fois, il s'agit de dresser un écran de fumée devant des situations encore plus inadmissibles. Dans un billet précédent, je donnais la liste des ministres cumulards : sur 40, 25 ont au moins un mandat électif local dont 7 ont ajouté à leur précédent mandat celui de conseiller régional. Peut-on sérieusement être maire, conseiller régional et ministre ? Ainsi en renonçant au cumul indemnités de ministres et retraites de parlementaires, ils sont sauvé leur cumul ministre-élu qui est pourtant encore plus scandaleux car en plus du cumul d'indemnités, ils ne remplissent pas à temps plein le mandat qui leur a été confié au nom du peuple français.

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