Lundi, 16 janvier 2012

Perte du AAA

J'étais en déplacement à Nantes quand la nouvelle de la dégradation de la note de la France est tombée. Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse vendredi, au nom du PG.


Communiqué du Parti de Gauche

Standard & Poors décide aujourd'hui de dégrader la note de la France, alors même que ces derniers jours les taux d'intérêt de l'UE tendaient à baisser. Nicolas Sarkozy va-t-il s'engouffrer dans cette brèche pour asséner aux Français un nouveau plan d'austérité, après les avoir enfumés avec la TVA sociale ?

Voilà le résultat des politiques européennes qui ont donné les pleins pouvoirs aux agences de notation !

La France doit arrêter de se soumettre à ces diktats absurdes qui ne débouchent que sur la récession. La BCE doit prêter directement aux États au lieu d'engraisser des banques qui préfère soigner leurs actionnaires qu'investir pour le pays.

Jeudi, 10 novembre 2011

Interventions sur les budgets culture et solidarité

Cet après-midi, j'ai donné deux explications de vote dans le débat budgétaire.

L'une sur le budget de la culture, que voici :





et l'autre sur le budget "solidarité, insertion et égalité des chances", que vous retrouverez ci-dessous.





Deux budgets sabrés, en pleine crise sociale ! Il faut bien satisfaire les clientèles de l'UMP, et ce ne sont pas des pauvres...

Lundi, 7 novembre 2011

La saignée continue !

Voici le communiqué que je viens d'envoyer à la presse, au nom du PG, en réaction aux annonces des nouvelles mesures d'austérité par le Premier ministre.


Contrairement au discours de François Fillon, l’effort ne sera pas partagé. Les ménages seront les plus touchés, que ce soit par l’augmentation de la TVA beaucoup moins indolore que ne le dit le gouvernement (abonnement EDG-GDF, transports publics, etc.), la baisse des allocations familiales et des allocations logement ou l’augmentation de fait de l’impôt sur le revenu. La santé de nos concitoyens ne pourra que se dégrader d’avantage avec l’annonce de 700 millions d’euros de coupes supplémentaires dans le budget de la santé.

À côté, les entreprises participeront peu à cette cure d’austérité puisque les allègements de cotisations patronales sur les bas salaires et les exonérations des heures supplémentaires sont maintenus. La rente, quant à elle, a encore échappé à toute nouvelle mesure de taxation.

Une fois de plus, le gouvernement utilise la menace des agences de notation pour accélérer la destruction des protections sociales. L’âge de la retraite est encore repoussé : en 2007, il s’agissait de travailler plus pour gagner plus ; en 2011, il faut travailler plus pour gagner moins.

Au lieu de s’en prendre à toutes les exonérations et tous les cadeaux fiscaux accumulés depuis 2002, le gouvernement de Nicolas Sarkozy fait payer la crise au peuple et fait courir un grave danger de récession à notre pays.

François Fillon a annoncé que 2012 marquera la poursuite des attaques contre les salaires et les protections sociales ; le Front de Gauche, lui, propose une autre répartition des richesses en taxant le capital au même niveau que le travail et en récupérant les milliards d’euros perdus avec les multiples exonérations fiscales et sociales.

Mercredi, 2 novembre 2011

Budget 2012 de la Sécurité sociale : 10 ans d'échecs pour la santé

Je suis intervenue en séance, ce mercredi 2 novembre, pour l'explication de vote sur le PLFSS (Budget de la Sécurité sociale) pour 2012, en première lecture à l'Assemblée : un budget insincère, à l'image des dix ans d'échecs pour la santé en démantelant notre système de Sécurité sociale, au passif des gouvernements UMP successifs depuis 2002. Bien sûr, les député-e-s du Front de Gauche ont voté contre, comme l'ensemble de le gauche. Même le Nouveau centre n'a pas voté le PLFSS 2012 (il s'est abstenu).

Alors que les gouvernements UMP ont empilé les déremboursements en tout genre (forfaits, franchises...), il refuse de stopper l'explosion des dépassements d'honoraires, ou de bloquer les prix des médicaments dictés par les laboratoires. Et face aux fermetures d'hôpitaux et de maternités publics, la politique libérale (T2A, convergence tarifaire public/privé..) cumules la chasse aux pauvres et la désertification médicale. Et avec ce PLFSS 2012 de nouveau coups bas sont en perspective : un nouveau prélèvement sur les mutuelles et un quatrième jour de carence pour toucher les indemnités journalières (arrêts-maladies). Encore une fois, les plus précaires sont les premiers touchés ! Vivement une autre politique !

Vous retrouverez mon intervention dans la vidéo ci-dessous.





Et voici le texte :

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Vendredi, 9 septembre 2011

Une semaine ordinaire entre rentrée et justice à deux vitesses

Lorsqu'on parle de rentrée, on pense souvent à rentrée scolaire. Comme tous les ans, le ministre de l'Éducation nationale se félicite qu'elle se soit bien passée. Pour les enseignants et les parents, la vision est nettement moins rose.

Classes surchargées et coupes dans les enseignements considérés comme non prioritaires sont la conséquence de la diminution du nombre d'enseignants planifiée par l'UMP. Petit pas par petit pas, nous nous dirigeons de plus en plus vers une école à deux vitesses. La quasi suppression de la carte scolaire a fait fuir des banlieues populaires les meilleurs élèves ainsi que tous ceux dont les familles ont des possibilités pour se trouver une autre domiciliation. La réduction du nombre d'enseignants frappe de façon plus importante les établissements déjà en difficulté que ceux des centres villes.

La rentrée, c'est aussi le budget rectificatif 2011 dont la principale mesure, la taxation des mutuelles, va provoquer une augmentation de leurs tarifs. À côté, le marchandage sur le prix des entrées dans les parcs d'attraction, ou sur la taxation des chambres d'hôtel de luxe, apparaît indécent. Mais les élus locaux UMP sont plus vifs à défendre Walt Disney que la santé de leurs concitoyens. L'accès à la santé pour les familles à petit revenu sera encore une fois un peu plus dégradé.

La rentrée, ce sont aussi les plans de licenciement ou de fermeture d'entreprises qui repartent de plus belle.

Et la justice s'abat sur toutes celles et tous ceux qui essaient de résister : les Fralib à Géménos, mais Unilever a été débouté, les onze postiers des Hauts-de-Seine (dont Olivier Besancenot) qui pour avoir retenu quelques heures leurs supérieurs hiérarchiques, se voient condamnés pour séquestration et risquent ainsi de se voir révoqués ou licenciés selon leur statut.

Ce sont aussi les Déboulonneurs, qui se voient condamnés par jugement du 7 septembre pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires (100 euros d'amende pour l'un, peine prononcée en mars 2012 pour sept autres, et 800 euros de dommages et intérêts au profit des publicitaires).

Ainsi, dans tous ces cas, la main de la justice ne tremble pas. Mais lorsqu'il s'agit de rechercher la responsabilité de l'épidémie de cancers suite à la catastrophe de Tchernobyl, là la justice se fait timide. Il ne serait pas possible de quantifier les conséquences sanitaires du passage du nuage radioactif sur la France. Rappelez-vous : en avril 1986, le professeur Pellerin affirme sur toutes les chaînes de télévision qu'il n'y a aucun risque, même pas d'ailleurs sur le site même de l'accident. La France est le seul pays d'Europe où un scientifique osera affirmer que le nuage s'est arrêté aux frontières nationales. Par son irresponsabilité et son aveuglement pro-nucléaire, Pellerin empêchera toute mise en œuvre de mesures de précaution. Il est donc à ce titre responsable de l'existence de nombreux malades de la thyroïde consécutifs à cette contamination. Lui a bénéficié d'un non-lieu.

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