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Lundi, 4 juillet 2011

Demain, chaîne anti-expulsions dans le centre de Paris

logo_RESEL.jpgJe vous en avais glissé un mot dans ma dernière lettre d'informations électronique : le Résel de Paris centre et celui des 9e-10e arrondissements organisent demain trois rassemblements pour exprimer le refus des expulsions locatives sans relogement et assurer les locataires visé-e-s de notre solidarité.

Voici le communiqué que je viens d'envoyer à la presse.


Communiqué de presse

Martine Billard soutiendra demain la chaîne anti-expulsions dans le centre de Paris

La spéculation immobilière a fait exploser le montant des loyers et multiplie les congés donnés aux locataires pour vendre. Cet été encore, des centaines de Parisiennes et de Parisiens, locataires de bonne foi, vivront sous la menace d'une expulsion locative.

Et face à cette réalité, la loi instituant le Droit au logement opposable (Dalo) reste peu appliquée. Même des demandeurs de logement reconnu-e-s prioritaires pour le Dalo sont expulsé-e-s par le préfet de police sans obtenir de relogement par la préfecture de Paris.

Le Réseau Stop aux expulsions de logement (http://www.stopauxexpulsions.org/) s'est créé nationalement pour refuser cette contradiction, bien réelle dans toute la France. Les structures locales du Résel se multiplient à Paris.

À l'appel des Résel de Paris centre et Paris 9e-18e, avec l'appui du Résel Paris 14e, trois rassemblements sont organisés mardi 5 juillet :

  • à 18h, à l'angle des rues Saint Martin et du Grenier Saint Lazare dans le 3e arrondissement,
  • à 18h45, à l'angle des rues Montorgueil et Étienne Marcel dans le 2e arrondissement,
  • à 19h15, à l'angle des rues du Faubourg Poissonnière et Sainte Cécile dans le 9e arrondissement.

Martine Billard apporte son soutien à la chaîne anti-expulsions ainsi créée. Elle sera présente aux deux premiers rassemblements.

Lundi, 30 mai 2011

Nouvelle lettre d'infos en circonscription

Comme indiqué dans le précédent quatre-pages, après le bilan, les propositions !

Si vous n'en avez pas déjà pris connaissance, vous pouvez télécharger ici ma nouvelle lettre d'informations en circonscription.

Vendredi, 15 avril 2011

Ma dernière lettre d'infos en circonscription

Vous l'avez peut-être reçue dans votre boîte à lettres ou en allant au marché... J'ai édité un document de quatre-pages tirant un bilan de la législature en cours.

Vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien.

Mardi, 15 mars 2011

Soutien aux parents d'élèves de l'école de la Jussienne

Ce matin, j'apprends que des parents d'élèves en colère occupent l'une des écoles élémentaires du 2e arrondissement. Pas vraiment une surprise : les suppressions de postes et la dégradation du service public qu'elles engendrent sont de plus en plus insupportables. Mais c'est le signe d'une certaine combativité. Souvent, ce sont les fermetures de classe qui occasionnent des mobilisations, comme celle qui a fait reculer le Rectorat sur la rue des Archives. Il est plus rare que des mouvements de revendication portent sur des mesures "diluées", les suppressions de postes qui touchent toutes les écoles de l'académie (remplacements) ou une partie seulement (Rased). Il convient donc de saluer cette occupation.

Voici ma réaction en direction de la presse.


École de la Jussienne occupée (Paris 2e) : Martine Billard soutient les parents en colère

Ce matin, des parents d'élèves en colère ont occupé le bureau de la directrice de l'école élémentaire de la rue de la Jussienne, dans le 2e arrondissement de Paris, à l'appel du Conseil local de la Fcpe.

Martine Billard soutient leurs revendications, largement diffusées par fax (voir la pièce jointe). Elle était intervenue auprès du Rectorat le 2 février dernier pour faire savoir son opposition aux suppressions de postes prévues dans les réseaux d'aide spécialisée (Rased) et les brigades de remplacement, ainsi qu'à une fermeture de classe à la maternelle de la rue des Archives (Paris 4e). Cette classe a pu être sauvée par la forte mobilisation des parents, des enseignants et des élus locaux. Mais, si le Rectorat a finalement épargné sept classes à Paris, il a récupéré les postes sur les remplacements, pénalisant l'ensemble des écoles, mais de manière moins visible.

Martine Billard salue la mobilisation des parents d'élèves de l'école de la Jussienne, qui conjugue avec lucidité la conscience des effets négatifs des politiques actuelles sur leur école et la revendication d'un changement d'orientation au plan national. C'est bien la casse du service public d'éducation qu'il est urgent d'arrêter !

Jeudi, 10 février 2011

Enseignement : restrictions à Paris centre comme partout !

En ce jour de grève des enseignants du second degré, je vous propose un point sur les conséquences locales de la politique de coupes budgétaires et de casse du service public de Sarkozy, grâce aux informations diffusées par le SNUIPP et la FCPE.


  • Dans le premier degré

Toute la difficulté pour faire passer les 16 000 suppressions de postes exigées nationalement dans l'Éducation nationale, c'est de les concrétiser sans trop de vagues. A Paris, 600 élèves de plus sont attendus. 77 postes doivent disparaître. Pour réaliser le tour de passe-passe, la méthode, c'est de cibler prioritairement les postes qui ne se voient pas trop, ou dont la suppression aura des effets "dilués".

Première cible, une fois encore, les RASED. L'aide aux enfants en difficulté trinque de nouveau, avec la suppression de 30 postes prévue à Paris. En particulier, le RASED qui couvre les 1er, 2e et 4e arrondissements devrait perdre un poste orienté sur les difficultés comportementales et pédagopsychologiques.

Deuxième cible : les remplaçants ! Si le prof des écoles de vos enfants est en stage long ou en formation continue, s'il est malade ou si elle est en congé maternité l'an prochain, ne comptez pas trop sur un remplacement par un collègue qualifié : 28 suppressions de postes sont envisagées ! Les enfants seront temporairement répartis dans les autres classes... déjà surchargées !

Mater_Archives_4e_arrt.JPG

Sachant la difficulté à mobiliser sur ces deux aspects, j'ai tenu à les évoquer dans le courrier que j'ai adressé la semaine dernière au Rectorat, avant d'en venir à la défense de l'école des Archives.

Car tout cela ne suffit pas à tenir les objectifs gouvernementaux, et il faut bien prendre le risque de focaliser l'attention des parents d'élèves avec des fermetures de classe. Dans le centre de Paris, c'est la maternelle de la rue des Archives, dans le 4e, qui est visée. Contre toute logique : les inscriptions déjà enregistrées, en hausse, sans même compter les enfants de deux ans, montrent que le passage de 5 à 4 classes aboutirait à des effectifs de 32 voire 33 élèves par classe ! Qui plus est, une école à moins de 5 classes est ensuite une cible privilégiée lorsqu'il devient question de fermeture d'école pure et simple. Fort heureusement, les parents sont très réactifs. Le traumatisme de la fermeture de la maternelle François Miron, la fermeture récente d'une classe à Saint Merri : tout concourt à ce que la mobilisation déborde les murs de l'école. La pétition de soutien dépassait déjà les 600 signataires en début de semaine !

Jeudi dernier, plusieurs centaines de parents parisiens manifestaient leur mécontentement sous les fenêtres du Rectorat, à l'occasion de la réunion du CDEN. Une délégation de trois parents des Archives, accompagnés par Évelyne Zarka et Corine Faugeron, élues du 4e, et avec l'appui de représentants parisiens du SNUIPP et de la FCPE, a défendu le maintien de la 5e classe. Réponse officielle en CTP demain matin.



  • Dans le second degré

Pour accueillir les 2000 élèves supplémentaires attendus, il y aura... 110 postes de moins ! L'administration raisonne en "dotation horaire globale", c'est-à-dire, pour faire simple, en heures de cours à dispenser dans l'année. Dans le 2e arrondissement, le principal du collège César Franck estimait les besoins à 451 heures. Il en a obtenu 424 : 27 heures manquent ! Le collège Victor Hugo, dans le 3e, perd 45 heures. Les classes préparatoires du lycée Victor Hugo ne sont pas épargnées, avec 9 heures de moins.

Hors du centre, le cas du Lycée autogéré de Paris a valeur de symbole. En 1982, le ministre Savary avait permis deux expérimentations pédagogiques, à Paris et Saint-Nazaire. Le LAP est né ainsi, cogéré par ses enseignants et ses élèves. Il a beaucoup apporté à des lycéens et lycéennes qui vivaient mal la scolarité classique. Cette année, c'est l'équivalent de 5 postes qui sont supprimés, sur une équipe de 25 ! Autant dire que la survie de cet établissement est en jeu. Une pétition en ligne a été lancée par le soutenir.

Face à cette offensive sans précédent, il ne sera pas de trop que parents, lycéens et enseignants se rassemblent pour défendre ensemble l'école publique ! Je soutiens bien évidemment, comme tout le PG, les mobilisations en cours.

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