Mercredi, 11 avril 2012

Un temps de Pauchon à César Franck

Je vous ai régulièrement tenu informé-e-s de la situation du collège César Franck et des mobilisations qui en découlent. Le 28 mars dernier, les associations de parents d'élèves organisaient un blocage du collège César Franck pour protester contre les suppressions de dotation horaire dans les domaines de l'enseignement, de la surveillance et du médico social. Hervé Pauchon, journaliste à France Inter, était présent et a réalisé un reportage, diffusé hier dans son émission "Un temps de Pauchon" que vous pouvez écouter en podcast.

Mardi, 27 mars 2012

A César Franck, la lutte contre l'austérité scolaire se poursuit !

La FCPE et l'APEJ, les associations de parents d'élèves du collège César Franck, dont je vous ai récemment parlé, mèneront demain matin de nouvelles actions, dont le blocage de l'établissement, pour protester contre la diminution des dotations horaires dans l'enseignement, mais aussi dans les domaines de la surveillance et du médico-social.

Leurs objectifs sont, notamment, de conserver les 12 heures de DSA (dispositif de socialisation et d'apprentissage) qui sont appelées à disparaitre à la rentrée 2013, ainsi que les 2 heures d'enseignement de l'Italien LV1 aux 5e pour cette année. Un enseignement qui est un des piliers de la réussite éducative et pédagogique de l'établissement depuis de nombreuses années.

Etant pleinement aux côtés des parents d'élèves dans cette lutte, j'ai écrit au rectorat qui, par la voix du Directeur de l'académie, a confirmé l'attribution de 20 heures de surveillance et 9 heures de cours. Un progrès, toutefois largement insuffisant au regard des besoins de l'établissement. C'est pourquoi la poursuite de la mobilisation est indispensable pour obtenir de quoi assurer réellement la pérennité du projet pédagogique du collège César Franck.

Vous pourrez télécharger le tract des parents d'élèves en cliquant sur ce lien.

Vendredi, 10 juin 2011

Affectation des élèves en collèges : les parents sont inquiets

Les politiques libérales menées par Sarkozy font sentir leurs effets de plus en plus fortement. Le choix dogmatique de supprimer des postes dans la fonction publique, en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, quelles que soient les évolutions des besoins en termes de services publics, a connu dans l'Éducation nationale une première période sous le signe du camouflage. Les postes visés étaient alors les moins visibles pour les parents. Mais désormais, pour tenir le cap, ce sont les postes d'enseignants présents à temps plein devant les classes qui disparaissent, alors qu'en primaire et au collège, les effectifs d'élèves s'accroissent, traduction de la poussée démographique des années 2000.

Les conséquences se font sentir au quotidien, avec des classes surchargées et des absences d'enseignant-e-s prévisibles et prévues (formations, réunions des instances paritaires, congés maternité...) qui ne font l'objet d'aucun remplacement. Cette politique transforme aussi en casse-tête l'affectation des élèves en classe de 6e. Alors que la Ville de Paris consent des efforts pour agrandir les collèges, c'est bien le nombre d'enseignant-e-s disponibles qui pose problème. L'an dernier, l'affectation en 6e fut particulièrement chaotique, et le collège César Franck, dans le 2e arrondissement, avait été particulièrement touché, car il présente la particularité d'enseigner l'Italien en première langue vivante, dans la continuité des enseignements des écoles élémentaires du secteur.

Cette année, la politique nationale ne s'étant pas améliorée, le pire est à craindre. La FCPE Paris s'en inquiète dans le communiqué suivant. Je rejoins ses constats et j'appuie sa mobilisation. A ce propos, je tiens à rendre hommage à la combativité des parents d'élève de l'école de la Jussienne et du collège César Franck. Tous les mardis depuis le 15 mars, l'école fait l'objet d'une occupation administrative. Le collège a rejoint ce mouvement il y a quatre semaines. Les questions de formation des enseignant-e-s, de leur remplacement, d'effectifs, de libre choix de poursuivre l'apprentissage de l'Italien... sont au cœur de leur engagement pour l'école publique. Au-delà des revendications "locales", c'est bien le système éducatif dans son ensemble qu'ils et elles défendent, tout en appuyant les personnels de l'Éducation nationale.

Ce mouvement mérite d'être soutenu... et étendu !

Vendredi, 27 mai 2011

Nuit des écoles dans Paris centre

A Paris, c'est ce vendredi 27 mai qui a été retenu pour la Nuit des écoles.

Deux lieux de rendez-vous :

  • le collège César Franck, dans le 2e, entre 18h30 et 20h30, où vous pourrez parler des questions communes à l'école et au collège avec les FCPE de César Franck et de l'école de la Jussienne (5, rue de la Jussienne)
  • l'école Saint Merri, dans le 4e, de 19h à 22h, où tou-te-s les parents d'élèves et enseignant-e-s de Paris centre sont convié-e-s, pour débattre dans la convivialité, avec un pot pour terminer la soirée (11, rue Saint Merri / 16, rue du Renard).

En déplacement dans le midi, je ne pourrai pas m'y rendre, mais je tiens à vous signaler ces rencontres bien nécessaires dans le contexte actuel.

Jeudi, 10 février 2011

Enseignement : restrictions à Paris centre comme partout !

En ce jour de grève des enseignants du second degré, je vous propose un point sur les conséquences locales de la politique de coupes budgétaires et de casse du service public de Sarkozy, grâce aux informations diffusées par le SNUIPP et la FCPE.


  • Dans le premier degré

Toute la difficulté pour faire passer les 16 000 suppressions de postes exigées nationalement dans l'Éducation nationale, c'est de les concrétiser sans trop de vagues. A Paris, 600 élèves de plus sont attendus. 77 postes doivent disparaître. Pour réaliser le tour de passe-passe, la méthode, c'est de cibler prioritairement les postes qui ne se voient pas trop, ou dont la suppression aura des effets "dilués".

Première cible, une fois encore, les RASED. L'aide aux enfants en difficulté trinque de nouveau, avec la suppression de 30 postes prévue à Paris. En particulier, le RASED qui couvre les 1er, 2e et 4e arrondissements devrait perdre un poste orienté sur les difficultés comportementales et pédagopsychologiques.

Deuxième cible : les remplaçants ! Si le prof des écoles de vos enfants est en stage long ou en formation continue, s'il est malade ou si elle est en congé maternité l'an prochain, ne comptez pas trop sur un remplacement par un collègue qualifié : 28 suppressions de postes sont envisagées ! Les enfants seront temporairement répartis dans les autres classes... déjà surchargées !

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Sachant la difficulté à mobiliser sur ces deux aspects, j'ai tenu à les évoquer dans le courrier que j'ai adressé la semaine dernière au Rectorat, avant d'en venir à la défense de l'école des Archives.

Car tout cela ne suffit pas à tenir les objectifs gouvernementaux, et il faut bien prendre le risque de focaliser l'attention des parents d'élèves avec des fermetures de classe. Dans le centre de Paris, c'est la maternelle de la rue des Archives, dans le 4e, qui est visée. Contre toute logique : les inscriptions déjà enregistrées, en hausse, sans même compter les enfants de deux ans, montrent que le passage de 5 à 4 classes aboutirait à des effectifs de 32 voire 33 élèves par classe ! Qui plus est, une école à moins de 5 classes est ensuite une cible privilégiée lorsqu'il devient question de fermeture d'école pure et simple. Fort heureusement, les parents sont très réactifs. Le traumatisme de la fermeture de la maternelle François Miron, la fermeture récente d'une classe à Saint Merri : tout concourt à ce que la mobilisation déborde les murs de l'école. La pétition de soutien dépassait déjà les 600 signataires en début de semaine !

Jeudi dernier, plusieurs centaines de parents parisiens manifestaient leur mécontentement sous les fenêtres du Rectorat, à l'occasion de la réunion du CDEN. Une délégation de trois parents des Archives, accompagnés par Évelyne Zarka et Corine Faugeron, élues du 4e, et avec l'appui de représentants parisiens du SNUIPP et de la FCPE, a défendu le maintien de la 5e classe. Réponse officielle en CTP demain matin.



  • Dans le second degré

Pour accueillir les 2000 élèves supplémentaires attendus, il y aura... 110 postes de moins ! L'administration raisonne en "dotation horaire globale", c'est-à-dire, pour faire simple, en heures de cours à dispenser dans l'année. Dans le 2e arrondissement, le principal du collège César Franck estimait les besoins à 451 heures. Il en a obtenu 424 : 27 heures manquent ! Le collège Victor Hugo, dans le 3e, perd 45 heures. Les classes préparatoires du lycée Victor Hugo ne sont pas épargnées, avec 9 heures de moins.

Hors du centre, le cas du Lycée autogéré de Paris a valeur de symbole. En 1982, le ministre Savary avait permis deux expérimentations pédagogiques, à Paris et Saint-Nazaire. Le LAP est né ainsi, cogéré par ses enseignants et ses élèves. Il a beaucoup apporté à des lycéens et lycéennes qui vivaient mal la scolarité classique. Cette année, c'est l'équivalent de 5 postes qui sont supprimés, sur une équipe de 25 ! Autant dire que la survie de cet établissement est en jeu. Une pétition en ligne a été lancée par le soutenir.

Face à cette offensive sans précédent, il ne sera pas de trop que parents, lycéens et enseignants se rassemblent pour défendre ensemble l'école publique ! Je soutiens bien évidemment, comme tout le PG, les mobilisations en cours.

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