Jeudi, 10 novembre 2011

Le SMIC enfin !… mais tellement peu.

Contrairement aux cadeaux fait par milliards pour les riches, depuis 5 ans le SMIC n'a jamais bénéficié du moindre coup de pouce. Pourtant, cela fait plusieurs mois que l'inflation atteint le seuil de déclenchement de l'augmentation automatique du SMIC. Le gouvernement aura attendu d'être contraint par la loi pour enfin procéder à cette hausse. Mais ce sont autant de mois de perte de pouvoir d'achat du SMIC pour les salariés concernés..

L'augmentation, annoncée par la direction générale du travail, de 2,1% au 1er décembre, est inférieure à l'inflation sur un an d'octobre 2010 à octobre 2011 qui s'élève à 2,3%. Ils n'ont pu s'empêcher de mégoter !

Il est grand temps de tourner la page d'une majorité qui préfère enrichir toujours plus ceux qui ont déjà beaucoup au détriment des plus pauvres.

Jeudi, 1 septembre 2011

Recadrons le débat sur la dette et le déficit

Dette, déficit et "règle d'or" ont animé le feuilleton de l'été. Nicolas Sarkozy a pris la pose du sauveur aux côtés d'Angela Merkel, en prétendant que la politique d'austérité qu'ils veulent imposer à toute l'Europe serait la solution face au grave danger de l'endettement. François Hollande l'a rejoint sur l'objectif de ramener le déficit budgétaire de la France à 3 % du PIB dès 2013, suivi de peu par Martine Aubry...

Mais est-ce bien sérieux ?

Cette question, sans doute iconoclaste pour les adeptes du credo libéral, est on ne peut plus légitime. Jean-Luc Mélenchon démontre l'absurdité du raisonnement et le tour de passe-passe de manière très pédagogique dans son billet La dette est un prétexte. Comme je ne ferais pas mieux, je vous renvoie à son blog.

Faire payer la crise par le peuple tout en demandant poliment quelques piécettes aux oligarques, cela passe concrètement, dans un premier temps, par un projet de loi de finances rectificatif. C'est pour voter ce texte que de séances extraordinaires de l'Assemblée sont prévues mardi prochain, l'après-midi et en nocturne. Une nouvelle occasion pour le gouvernement et l'Élysée de montrer en quelle estime ils tiennent le Parlement : projet de loi de finances dévoilé hier matin, amendements exigés avant 14 heures, passage en commission des Finances à 16 heures. Et aucune convocation de la commission des Affaires sociales à cette heure, même pour avis, alors que les conséquences sociales ne seront pas minces...

Vous pourrez prendre connaissance de la déclaration effectuée hier par Jean-Claude Sandrier, au nom des député-e-s du Front de Gauche, en cliquant sur ce lien.

Jeudi, 27 janvier 2011

Café politique le 2 février

Dans le centre de Paris, le Front de Gauche joue la carte du rassemblement large : non seulement le PCF, le PG et la GU y participent, mais également des militant-e-s de la FASE, du NPA unitaire, et hors de toute appartenance partisane. Tout le monde est réuni dans l'association pour le Front de gauche, pour une alternative sociale et écologique Paris centre.

Notre première initiative publique dans cette configuration, c'est le café politique du 2 février, 19h30, à la Pierre du Marais, 51, rue de Bretagne dans le 3e. Venez débattre avec nous de la crise du système bancaire !

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Mercredi, 26 janvier 2011

2012, si loin, si près

Le Parti de Gauche tenait son Bureau national et son Conseil national à la fin de la semaine dernière. La discussion du BN a porté sur la crise européenne et la question de l'euro. Cela nous a permis de clarifier les motifs d'une non sortie de l'euro et débouchera sur une résolution pour notre Conseil national d'avril. Puis, le CN portait sur l'élection présidentielle de 2012 incluant le soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour le Front de Gauche.

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Cette déclaration de candidature a provoqué des réactions, pour certaines convenues, pour d'autres plus surprenantes.

L'élection de Marine Le Pen comme présidente du FN, amène toutes les bonnes âmes à appeler à retirer toutes les candidatures autres que du PS à gauche. Or, si aujourd'hui tant de nos concitoyens s'abstiennent, c'est bien parce qu'ils ont l'impression de ne plus trouver de réponse à leurs préoccupations. Ne leur proposer au vote que de continuer dans la voie de l'ultralibéralisme accompagné de mesures sécuritaires ou de voter pour un projet flou à gauche, ne va pas faire reculer l'abstention.

Aujourd'hui nous ne savons pas quel sera le candidat du PS, sur quel programme. Il faut bien voir que si c'est pour appliquer la politique du FMI comme en Grèce ou en Irlande, le résultat risque d'être un vote FN la fois suivante.

De plus, considérer aujourd'hui qu'un haut score du FN est inéluctable est invraisemblable. C'est une position totalement défaitiste. Pire, certains dirigeants socialistes, n'hésitent pas à faire l'amalgame entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, banalisant ainsi le Front National. Ils font un trait d'égalité entre un militant qui s'est toujours battu contre le fascisme, la xénophobie, le racisme et un parti, le FN. Ce dernier a pour seul projet de diviser les habitants de notre pays, Français contre non Français, et même entre Français selon l'origine supposée, la couleur de peau, la religion. L'objectif du FN est clair : faire oublier la différence d'intérêts entre les actionnaires, les hyper-riches de notre pays et les salariés – toutes celles et ceux qui n'ont que leur bras ou leur intelligence comme patrimoine. Nous sommes à 16 mois de l'élection présidentielle. C'est justement notre responsabilité, à nous gens de gauche, de convaincre nos concitoyens, d'abord d'aller voter et ensuite de voter pour un projet alternatif à gauche.

Soyons clairs, au Parti de Gauche, nous voulons virer Sarkozy et l'UMP du pouvoir, car nous savons que sinon les conséquences pour notre pays seront dramatiques. Mais pour cela, il ne suffit pas d'agiter l'épouvantail FN.

Nous voulons donc relever le défi de faire reculer l'abstention, de faire reculer le vote FN en construisant un projet d'espoir qui montre qu'une radicalité assumée est possible – une autre répartition des richesses, une planification écologique, la convocation d'une constituante.

Dans ce cadre, nous sommes pour une candidature du Front de Gauche à la présidentielle car nous pensons que c'est le Front de Gauche qui peut plus que tout convaincre les électeurs des classes populaires d'aller voter.

Pour que le Front de Gauche soit un élément de rassemblement, d'élargissements, d'entraînement, il faut qu'il n'apparaisse pas comme uniquement l'expression d'un seul parti politique, même si ce parti a une longue histoire pour lui, de nombreux militants et de nombreux élus.

C'est dans ce cadre que le PG soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Aussi je vous propose de vous joindre à nous en apportant votre signature à la liste d'appui.

Mardi, 21 décembre 2010

Question au gouvernement sur la modification du traité de Lisbonne

Notre proposition de loi constitutionnelle avait permis de mettre en lumière le projet de "semestre européen", instituant un contrôle a priori sur les budgets nationaux, sur des bases libérales. Pour garantir son entrée en vigueur, le Conseil européen de vendredi dernier a abordé les modifications nécessaires à apporter au traité de Lisbonne.

Ce petit monde étant échaudé par les référendums et constatant la montée de l'opposition des peuples européens à l'idée de payer à la place des banques, c'est une procédure de "modification limitée" qui a été retenue. Dans le droit fil de la défense de notre proposition de loi le 6 décembre, j'ai donc interrogé aujourd'hui le gouvernement sur la méthode choisie. Pas question de les laisser continuer en catimini !

Voici ma question et la réponse de Laurent Wauquiez.





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