Mercredi, 8 décembre 2010

Déclaration du gouvernement. Une feuille de route européenne contre les peuples

Hier, le rejet de notre proposition de loi constitutionnelle "souveraineté du peuple en matière budgétaire", aujourd'hui, la déclaration du gouvernement préalable au Conseil européen : les libéraux ne manquent pas de cohérence dans leur projet consistant à profiter de la crise et à instrumentaliser l'Europe pour mettre à bas les politiques publiques et les protections sociales. Mais autant que possible dans la discrétion.

Voici mon explication de vote d'hier :





(le texte a été approuvé uniquement par les député-e-s communistes, républicains, citoyens et du PG ainsi que par un socialiste ; vous trouverez le détail du scrutin sur le site de l'Assemblée)

Ci-dessous, le texte du communiqué que je viens d'envoyer à la presse.


Déclaration du gouvernement

Une feuille de route européenne contre les peuples


Le gouvernement et l'UMP se sont livrés, par la voix de Laurent Wauquiez, à un exercice de camouflage de ce qui est à l'œuvre au sein des institutions européennes. Pas un mot sur la modification du traité de Lisbonne, rien sur la surveillance du débat budgétaire par la Commission européenne. L'Europe qui protège est reléguée à une simple image “que l'on doit consolider”.

Après avoir bafoué, il y a un an peu plus d'un an, le choix des Français en ratifiant le Traité de Lisbonne, le gouvernement vient de réaffirmer l'absence complète de considération qu'il avait pour l'expression du suffrage universel. Le rôle de la Commission européenne, institution non élue, a été largement salué quand le Parlement européen a à peine été évoqué.

Pour la majorité, ce sont la concurrence et les politiques d'austérité qui doivent être renforcées. L’adoption d’une nouvelle série de directives et de règlements est déjà prévue. Elles prévoient rien de moins que :

  • d'inscrire une limitation des dépenses publiques dans le volet préventif du pacte de stabilité et de croissance,
  • d'augmenter et de rendre de fait automatique les sanctions à l'encontre des pays,
  • d'instaurer maintenant des sanctions sur des critères macro économiques,
  • de rendre la Commission plus indépendante du pouvoir politique.

Au lieu de faire payer les banques responsables de la crise, la feuille de route du gouvernement est claire, consolider le libéralisme, la concurrence et faire payer les politiques d'austérité par les peuples.

Vendredi, 29 octobre 2010

Sarkozy s'enterre dans les contradictions

Lundi, je vous informais dans ce billet du dépôt de notre proposition de loi constitutionnelle s'opposant au droit de véto que prétend s'arroger le Conseil Européen sur les budgets nationaux. Sarkozy et Merkel viennent d'obtenir un pas de plus vers la remise en cause de la souveraineté du peuple.

Voici le communiqué que je viens d'adresser à la presse.


Sarkozy s'enterre dans les contradictions

Sarkozy se déclare rassuré que les petites retraites soient préservées le jour même où il se félicite que le Conseil de l'Europe ait validé son plan d'austérité et le lendemain d'un vote du Parlement européen qui entérine l'avancée de la retraite par capitalisation. Le Président se moque des Français et persévère dans les mensonges.

Le plan Sarkozy-Merkel adopté dans la nuit déclare la guerre à la souveraineté du peuple. Le Conseil de l'Europe invente même un nouveau concept ! Celui de « politique budgétaire prudente en période conjoncturelle favorable » qui empêchera les parlement nationaux, sous peine de sanctions, de voter des crédits trop importants pour les services publics et le fonctionnement de l'État. Ils ouvrent ainsi la voie royale pour le secteur marchand.

La droite libérale poursuit ainsi sa stratégie d'utilisation de la crise financière pour justifier les coupes sombres dans les budgets nationaux et un contrôle de plus en plus important en dehors des parlements nationaux.

Le combat social n'est par terminé, il ne fait même que commencer.

Vendredi, 8 octobre 2010

Rendez-vous au Dejazet le 18 octobre !

Le Parti de Gauche organise un meeting au théâtre Dejazet le lundi 18 octobre à 20h. J'y interviendrai aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. La situation politique, les crises, les mobilisations pour s'opposer aux contre-réformes de Sarkozy, seront au cœur des débats. Avec la perspective d'une révolution citoyenne victorieuse !

Venez nombreuses et nombreux, et n'hésitez pas à diffuser largement l'information !

Vous pouvez télécharger le tract qui appelle à ce meeting en cliquant sur l'invitation ci-dessous.

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Lundi, 19 juillet 2010

Le sénateur Marini a trouvé la solution : les pauvres paieront pour les riches

L'information m'a fait bondir. Délivrée en plein mois de juillet, elle n'a rien d'anecdotique, compte-tenu des fonctions de celui qui ose avancer pareille proposition. J'ai réagi par le communiqué suivant.


Le sénateur Marini a trouvé la solution : les pauvres paieront pour les riches

L'imagination est toujours foisonnante pour défendre les scandaleux privilèges des clientèles électorales de l'UMP. Ainsi le sénateur Philippe Marini, propose de relever le taux réduit de TVA, celui qui concerne les produits de première nécessité, de 2,5 points. Il estime que cela rapporterait 7 milliards d'euros par an au budget de l'État. Cette proposition ne vient pas de n'importe quel sénateur désireux de se faire un nom dans le concours à l'innovation fiscale, Philippe Marini est rapporteur du budget au Sénat. Sa proposition est donc d'autant plus inquiétante.

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Mercredi, 7 juillet 2010

Contre cette orientation des finances publiques pour 2011

Je mets en ligne mon intervention sur l'orientation des finances publiques pour 2011 qui a eu lieu hier, mardi 6 juin 2010.


Il s'agit de l'explication de vote du groupe GDR dans laquelle je dénonce cette proposition d'orientation profondément injuste car dangereuse pour les plus précaires...


Vous pouvez retrouver l'ensemble des interventions sur le site de l'Assemblée.



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