Après l'Angleterre, l'Irlande ou l'Espagne, c'est au tour de l'Allemagne de devenir la référence absolue du gouvernement et du patronat. Dimanche 29 janvier, durant son interview télévisée, le Président de la République a justifié ses réformes en la citant à vingt-huit reprises. La TVA "sociale" ? La France doit l'adopter puisque l'Allemagne l'a fait ! Les "accords de compétitivité" ? Le gouvernement allemand les a mis en place en 2006, nous n'avons que trop traîné ! Un véritable alignement sur la politique économique germanique. Cette interview a confirmé une tendance amorcée il y à plusieurs mois : le "modèle allemand" est érigé en exemple par l'UMP et le patronat, et Nicolas Sarkozy, dimanche soir, n'a fait que mettre en musique une partition déjà rédigée par Laurence Parisot, Jean-François Copé et consorts.