Vendredi, 18 novembre 2011

Précarité professionnelle des femmes

Hier était également mise en débat une proposition de loi socialiste "tendant à lutter contre la précarité professionnelle des femmes", dont le dossier est en ligne ici. Heureuse initiative, qui allait dans le même sens des textes que j'avais déposés avec Marie-Georges Buffet et les député-e-s communistes et du Parti de Gauche - vous pouvez télécharger le dernier en cliquant ici. Nous sommes bien entendu favorables à ce texte, qui sera soumis au vote mardi prochain.

Voici mon intervention en discussion générale.





Vous pouvez retrouver l'intégralité des débats sur le site de l'Assemblée, ici et .

Délais de prescription pour les propos homophobes, sexistes et handiphobes

Hier matin, l'Assemblée examinait une proposition de loi socialiste visant à aligner, dans le domaine de la presse, les réponses juridiques aux provocations à la haine, à la violence et à la discrimination en matière de propos homophobes, sexistes et handiphobes sur ceux en vigueur en cas de propos racistes (le rapport est en ligne ici). J'ai présenté des amendements pour étendre cette mesure à la transphobie, et aux discriminations liées à l'état de santé. Le PS s'est engagé à les voter, l'UMP s'y est opposé.

Comme d'habitude, peu d'élu-e-s UMP étaient en séance et le gouvernement a demandé à réserver le vote, pour faire voter le groupe majoritaire en bloc mardi prochain. L'article 2, sur les délais de prescription, approuvé par le gouvernement, devrait passer. L'article premier, sur lequel portent mes amendements, ne passera pas.

Voici la vidéo de mon intervention dans la discussion générale :





Le site Yagg TV a mis en ligne une série de réactions à ce débat, que vous trouverez sur cette page.

Enfin, vous trouverez dans la suite de ce billet le communiqué que j'ai adressé à la presse à cette occasion, et sur le site de l'Assemblée le compte-rendu officiel des débats.

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Jeudi, 3 novembre 2011

Soutien aux grévistes du Novotel des Halles

Depuis le 6 octobre, les femmes de chambres du Novotel de Paris les Halles sont en grève, avec le soutien des syndicats SUD et CGT. Je suis allée les rencontrer ce matin et les assurer de mon soutien.

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Contrats précaires, temps partiel imposé, salaires de misère, manque de reconnaissance dans leur travail... Leur situation est, à bien des égards, caractéristique du travail des femmes dans notre pays, en 2011. C'est pourquoi les organisations féministes sont également solidaires de cette lutte. Les pratiques de leur patron illustrent aussi les méthodes de contournement du droit du travail. La convention collective de l'hôtellerie-restauration limite le nombre de chambres à nettoyer par jour de travail et par salarié-e ? Qu'à cela ne tienne ! Il suffit d'externaliser cette activité et de passer par une société de nettoyage, appliquant une convention collective qui ne prévoit pas un tel plafond...

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Samedi 5 novembre, entre 11h et 13h, ces grévistes et leurs soutiens organiseront une collecte place des Innocents. Passez les aider financièrement à la mesure de vos moyens et participez à la collecte des fonds ! C'est la solidarité de toutes et tous qui leur permettra de tenir assez pour obtenir satisfaction.

Il sera ensuite temps de rejoindre Bastille pour le départ de la manifestation contre les violences faites aux femmes, dans une continuité de revendications, car ce que ces salariées vivent, c'est bien aussi l'expression d'une violence sociale.

Lundi, 27 juin 2011

Contre la fermeture du centre d’hébergement parisien pour femmes

La nouvelle est tombée la semaine dernière. Les restrictions budgétaires décidées par le gouvernement sont telles que le Samu social fermera à la fin du mois l'unique centre d'hébergement d'urgence géré par ses soins et qui accueille des femmes à Paris. Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse vendredi, au nom de Parti de Gauche.

Mercredi 29 juin à 18h30, un rassemblement se tiendra devant le centre d'hébergement promis à fermeture, au 66, boulevard Richard Lenoir dans le 11e arrondissement (métro Saint Ambroise ou Richard Lenoir) à l'appel de nombreuses organisations (dont : CNDF, Maison des femmes de Paris, Coordination Lesbienne en France, Planning Familial, Marche Mondiale des Femmes...).

Oui, c'est l'heure du concert à Stalingrad, mais rien n'empêche de courir de ce rassemblement au meeting unitaire qui commence à 20 heures !


Communiqué de presse

Étranglé par l'État, le Samu social ferme sa porte aux femmes

Le 20 mai, lors du Conseil d'administration du Samu social de Paris, le gouvernement a fait connaître une baisse de 25 % des financements d'État destiné à ce Groupement d'intérêt public, dont il abonde le budget à hauteur de 92 %. Conséquence immédiate : le centre d'hébergement d'urgence Yves Garrel fermera ses portes au 30 juin. Premières victimes : les femmes. C'était en effet le seul centre d'hébergement géré par le Samu social de Paris à leur proposer des places. Si une solution provisoire a été trouvée pour les hommes qui y étaient également accueillis, l'État refuse de financer un nouveau centre destiné aux femmes.

Ces modestes 38 places faire cruellement défaut dans un contexte de pénurie généralisée. Il manque 13 000 places d'hébergement en Ile-de-France, et les autres associations ont déjà trop peu de places pour le public féminin, pourtant particulièrement vulnérable. Le gouvernement UMP réduit également les budgets pour l'accueil en hôtel.

L'affirmation « décomplexée » du mépris des pauvres se traduit par la mise en danger des plus précaires. Quitte à remettre en cause les principes de droit au logement et à l'hébergement opposable.

Le Parti de Gauche exige le rétablissement sans délai des crédits nécessaires au maintien de places d'hébergement dans leur ensemble et singulièrement pour les femmes à Paris.

Dimanche, 22 mai 2011

Lorsqu'une femme dit non, c'est non

Je viens d'envoyer le communiqué ci-dessous à la presse


Communiqué : Lorsqu'une femme dit non, c'est non

"Combien de fois n'a-t-on pas entendu depuis 8 jours que l'incrimination contre DSK ne lui ressemblait pas ? Pourquoi en cas de plainte pour viol, la parole de la femme est-elle systématiquement dévalorisée ?

Les propos entendus depuis une semaine en provenance de certains hommes politiques ou certains journalistes montrent, hélas, comment le viol est encore minimisé dans notre société.

Lorsqu'une femme dit non, c'est non, criaient les féministes des années 70. Il est urgent de rappeler cela à tous ceux qui ces derniers jours ont eu un peu trop tendance à l'oublier. La présomption d'innocence ne peut pas faire oublier qu'il y a aussi une présomption de victime."


Et j'ai signé l'appel intitulé "Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent !".

Je vous invite à en faire autant parce que tout cela devient totalement indécent. Entre les propos graveleux des uns, ceux puant le mépris de classe des autres, trop c'est trop !

Pour signer, cliquez ici

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