Lundi, 7 novembre 2011

La saignée continue !

Voici le communiqué que je viens d'envoyer à la presse, au nom du PG, en réaction aux annonces des nouvelles mesures d'austérité par le Premier ministre.


Contrairement au discours de François Fillon, l’effort ne sera pas partagé. Les ménages seront les plus touchés, que ce soit par l’augmentation de la TVA beaucoup moins indolore que ne le dit le gouvernement (abonnement EDG-GDF, transports publics, etc.), la baisse des allocations familiales et des allocations logement ou l’augmentation de fait de l’impôt sur le revenu. La santé de nos concitoyens ne pourra que se dégrader d’avantage avec l’annonce de 700 millions d’euros de coupes supplémentaires dans le budget de la santé.

À côté, les entreprises participeront peu à cette cure d’austérité puisque les allègements de cotisations patronales sur les bas salaires et les exonérations des heures supplémentaires sont maintenus. La rente, quant à elle, a encore échappé à toute nouvelle mesure de taxation.

Une fois de plus, le gouvernement utilise la menace des agences de notation pour accélérer la destruction des protections sociales. L’âge de la retraite est encore repoussé : en 2007, il s’agissait de travailler plus pour gagner plus ; en 2011, il faut travailler plus pour gagner moins.

Au lieu de s’en prendre à toutes les exonérations et tous les cadeaux fiscaux accumulés depuis 2002, le gouvernement de Nicolas Sarkozy fait payer la crise au peuple et fait courir un grave danger de récession à notre pays.

François Fillon a annoncé que 2012 marquera la poursuite des attaques contre les salaires et les protections sociales ; le Front de Gauche, lui, propose une autre répartition des richesses en taxant le capital au même niveau que le travail et en récupérant les milliards d’euros perdus avec les multiples exonérations fiscales et sociales.

Jeudi, 1 septembre 2011

Recadrons le débat sur la dette et le déficit

Dette, déficit et "règle d'or" ont animé le feuilleton de l'été. Nicolas Sarkozy a pris la pose du sauveur aux côtés d'Angela Merkel, en prétendant que la politique d'austérité qu'ils veulent imposer à toute l'Europe serait la solution face au grave danger de l'endettement. François Hollande l'a rejoint sur l'objectif de ramener le déficit budgétaire de la France à 3 % du PIB dès 2013, suivi de peu par Martine Aubry...

Mais est-ce bien sérieux ?

Cette question, sans doute iconoclaste pour les adeptes du credo libéral, est on ne peut plus légitime. Jean-Luc Mélenchon démontre l'absurdité du raisonnement et le tour de passe-passe de manière très pédagogique dans son billet La dette est un prétexte. Comme je ne ferais pas mieux, je vous renvoie à son blog.

Faire payer la crise par le peuple tout en demandant poliment quelques piécettes aux oligarques, cela passe concrètement, dans un premier temps, par un projet de loi de finances rectificatif. C'est pour voter ce texte que de séances extraordinaires de l'Assemblée sont prévues mardi prochain, l'après-midi et en nocturne. Une nouvelle occasion pour le gouvernement et l'Élysée de montrer en quelle estime ils tiennent le Parlement : projet de loi de finances dévoilé hier matin, amendements exigés avant 14 heures, passage en commission des Finances à 16 heures. Et aucune convocation de la commission des Affaires sociales à cette heure, même pour avis, alors que les conséquences sociales ne seront pas minces...

Vous pourrez prendre connaissance de la déclaration effectuée hier par Jean-Claude Sandrier, au nom des député-e-s du Front de Gauche, en cliquant sur ce lien.

Mercredi, 6 juillet 2011

Les entreprises du CAC40 doivent payer !

L'inégalité devant l'impôt, au profit des plus fortunés, c'est aussi une réalité pour les entreprises ! Un rapport vient d'être rendu à ce sujet.

Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse en réaction à sa publication.


Les entreprises du CAC40 doivent payer !

Un rapport d'information parlementaire présenté aujourd'hui à l'Assemblée Nationale fait état de l'écart considérable entre les PME-PMI et les groupes du CAC40 en matière d'impôts sur les sociétés. On savait déjà que Total ne payait pas d'impôts en France mais le rapport montre que la tendance est largement généralisée aux quarante groupes cotés à Paris.

Quand les petites entreprises payent en moyenne 40% d'impôts, les multinationales n'en payent elles qu'à peine 20%. Voilà la réalité de la politique de Sarkozy qui fait payer les cadeaux fiscaux faits à ses amis par les petites entreprises et les salariés. La seule niche Copé, qui exonère d'impôts les bénéfices réalisés sur la vente d'actions, coûte à elle seule 22 milliards d'euros par an aux contribuables.

Tous les mécanismes que les financiers nous vendent comme techniques ne sont en fait que des choix politiques pour favoriser les plus riches, entreprises comme particuliers.

Le Parti de Gauche demande l'abrogation immédiate des niches fiscales et sociales qui profitent au multinationales au détriment des recettes publiques. De l'argent, il y en a pour mener une autre politique, il suffit d'arrêter avec les cadeaux inutiles.

Mardi, 14 juin 2011

L'impudence de ceux qui ont beaucoup

Choc des informations qui se succèdent depuis 10 jours : RSA, ISF, cours de Luc Ferry. Quoi de commun ? L'impudence de ceux qui ont beaucoup et leur mépris pour ceux qui ont peu.

Ainsi les allocataires du RSA, selon Laurent Wauquier, seraient des « assistés » qui profiteraient abusivement de la solidarité nationale au détriment des travailleurs qui se lèvent tôt. Une journaliste du Figaro a même trouvé une formule pour nommer ces personnes : " On les surnomme parfois «les canapés» ". Bon, Le Figaro, on le sait, est plutôt en général du côté de l'UMP et de tous les discours libéraux. Donc on a tendance à passer en se disant qu'on ne pouvait pas attendre grand chose d'autre d'un tel quotidien.

Mais lorsqu'on s'intéresse à la journaliste qui a signé cet article, on trouve Mme Sophie Roquelle, épouse de M. Jean-François Cirelli, vice-président et directeur général délégué de GDF SUEZ, qui avait augmenté sa rémunération de 180 % en la faisant passer de 460 000 euros en 2007 à 1,3 millions d'euros en 2008, soit 270 années de RSA. Et elle ose traiter d'« assisté » celui qui, ayant vu ses droits au chômage se terminer ou n'ayant pas trouvé de CDD assez long pour lui ouvrir des droits, doit se contenter d'un maximum de 467 euros par mois, voire de 411 euros en cas d'allocation logement. Elle n'a pas honte !

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Jeudi, 14 avril 2011

Réforme de l'ISF : un tour de passe passe

Hier, le gouvernement a enfin précisé ses projets fiscaux. Encore fallait-il décrypter la réalité derrière son opération de communication. Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse à ce sujet.


Réforme de l'ISF : un tour de passe passe

Le gouvernement était obligé de supprimer le bouclier fiscal devenu un boulet fiscal tant il représentait le symbole des injustices criantes de notre pays.

Le bouclier fiscal coûtait 680 millions d'euros, la réforme de l'ISF c'est plus d'un milliard d'euros de cadeaux à l'oligarchie du pays.

Tout le jeu du gouvernement consiste a reprendre de la main droite ce qu'il est obligé de lâcher de la main gauche. Ainsi, pour les plus riches ce qui sera perdu par l'abandon du bouclier fiscal sera récupéré par la chute du taux d'imposition aboutissant a une division par 3 de l'impôt payé.

C'est par l'instauration d'un revenu maximum de 300 000 euros par an que nous rétablirons la justice sociale dans notre pays. Les rentrées fiscales donneraient ainsi les moyens à la puissance publique d'établir des politiques sociales et écologiques de justice, d'éducation, de santé, d'investissement.

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