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Jeudi, 2 février 2012

Travail du dimanche : le Gouvernement en veut toujours plus

Ce jeudi 2 février, lors de la séance des questions orales sans débat, j'ai interpellé le ministre du travail quant à sa détermination à faire respecter le droit des salariés au repos dominical. En effet, depuis décembre, des enseignes commerciales hors-la-loi, encouragées par des déclarations de membres du Gouvernement, tentent d'obtenir des dérogations supplémentaires à la législation déjà modifié par la Loi Mallié de 2009.

Il s'agit d'enseignes de bricolage hors des zones PUCE d'Ile-de-France ; de supérettes alimentaires ouvrant après 13 heures le dimanche ; de boutiques du quartier des Abbesses dans le 18e arrondissement de Paris, hors de la zone touristique de Montmartre ; et de commerces ouvrant illégalement le dimanche sous prétexte de soldes depuis janvier.

Le travail du dimanche est une régression sociale, une atteinte au droit à la vie de famille comme aux loisirs, et une aberration écologique fondée sur le consumérisme 7 jours sur 7. C'est aussi une aberration économique car le pouvoir d'achat de nos concitoyens est le même, qu'ils consomment le dimanche ou un autre jour. En outre, étendre les périmètres des zones touristiques à Paris ne ferait que favoriser les boutiques de vêtements ou de souvenirs (alors même que les gérants de ces boutiques peuvent toujours travailler le dimanche à leur compte pour réaliser leur chiffre d'affaires), au détriment des commerces de bouche de proximité qui ne peuvent pas suivre l'envolée du prix des baux.

En réponse à cette interpellation, le Gouvernement a nié l'importance du nombre de supérettes alimentaires ne respectant pas la loi alors qu'elles sont nombreuses, notamment dans Paris. Et s'il a annoncé s'interdire de commenter la récente décision de justice ayant condamné une enseigne de bricolage ouvrant le dimanche hors zone PUCE, il a montré qu'il veut remettre en cause le repos dominical encore davantage, en appelant au classement du quartier des Abbesses du 18ème arrondissement en zone touristique et, d'une manière générale, en invoquant la nécessité de « suivre les évolutions de la société », manière détournée de valider a posteriori les pratiques d'enseignes commerciales hors-la-loi.

Voici la vidéo de mon intervention.





Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question (question orale sans débat n°1694).

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Vendredi, 27 janvier 2012

Faux-semblants sur les OGM

Grâce à la mobilisation des faucheurs d'OGM et ses scientifiques lanceurs d'alertes, le gouvernement avait fini par interdire la culture en France du maïs Monsanto 810, en 2008. Juridiquement, la décision reposait sur une clause de sauvegarde, qui a été annulée par le Conseil d’État, sur avis de la Cour de justice de l’Union européenne. Interrogée à ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement de ce mercredi, la ministre en charge du dossier, Nathalie Kosciusko-Morizet, a prétendu que le gouvernement maintenait son opposition à la culture de ce maïs.

Curieuse opposition. Car le gouvernement, sous prétexte d'améliorer la qualité juridique de son texte, prend son temps. La ministre promet de le publier avant la période des semailles, avant la fin février. Mais comme elle est bien obligée de le reconnaître, les achats de semences auront déjà été effectués.

Ce qui revient à consentir à la politique du fait accompli de la part des firmes qui monopolisent le commerce des semences... Il sera d'autant plus facile de se dédouaner des reculs à venir, au nom de la préservation des intérêts économiques de ceux qui tenteront le passage en force !

Jeudi, 8 décembre 2011

Rejet de notre texte sur le logement.

Hier avait également lieu le vote sur la proposition de loi "relative à l’encadrement des loyers et au renforcement de la solidarité urbaine" que les député-e-s du Front de Gauche avaient déposée et défendue dans le cadre de la niche parlementaire du groupe GDR. Les débats sont en ligne ici, les explications de vote en ligne là et vous pouvez aussi consulter l'ensemble du dossier législatif.

Sans surprise hélas, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont rejeté notre texte.

Voici le communiqué que Pierre Gosnat, Marie-Hélène Amiable et moi-même avons adressé à la presse à l'issue de ce vote.


Paris, le 7 décembre 2011

La droite refuse de favoriser le respect du droit au logement

Les député-e-s de l'UMP et du Nouveau Centre ont rejeté cet après-midi la proposition de loi « encadrement des loyers et renforcement de la solidarité urbaine » présentée par les député-e-s communistes, républicains et du Parti de gauche.

Le secrétaire d'État et la majorité reconnaissent pourtant la situation de crise du logement, actant, par là-même, l'inefficacité de leur politique face aux enjeux actuels.

Le texte défendu par les député-e-s du Front de Gauche propose d'interdire les expulsions, d'instaurer des plafonds de loyer dans le privé, de faciliter la réquisition des logements vacants et de fixer à 30% en zones tendues et 25% sur le reste du territoire, la part de logements sociaux obligatoires.

Avec ces mesures, nous affirmons que le logement n'est pas une marchandise comme les autres, qu'il est un bien d'utilité publique et qu'à ce titre, l'État doit en garantir l’accès, notamment en encadrant les loyers.

Ces propositions volontaires sont au cœur du programme du Front de gauche « l'Humain d'abord ».

Mardi, 22 novembre 2011

Quatrième jour de carence des arrêts-maladies : le gouvernement recule

Suite à l'annonce de François Fillon, voici le communiqué que je viens d'adresser à la presse.



Mercredi dernier, lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, la députée Martine Billard interpellait le Gouvernement, à propos de l'ajout d'un quatrième jour carence pour le paiement des indemnités journalières dans le secteur privé, et un premier jour de carence dans la fonction publique. Encouragée par le discours du Président de la République sur les fraudeurs à l'assurance maladie, la majorité mettait tous les assurés sociaux dans le même sac.

Aujourd'hui, le Premier ministre Fillon recule sur ce quatrième jour de carence, reprenant des critiques soulevées la semaine dernière par Martine Billard. Il risquait de ne pas être pris en charge par les employeurs, notamment dans les PME, puisque cela relève des conventions collectives.

Martine Billard salue cette reculade de la droite qui résonne comme une victoire. Elle appelle toutefois à rester vigilants pour que le couperet ne tombe pas sur d'autres catégories sociales.

Mercredi, 16 novembre 2011

Question au gouvernement : indemnités journalières, jours de carence et fraudes

Le gouvernement a donc décidé d'imposer une journée de carence supplémentaire aux salarié-e-s du privé et aux fonctionnaires. Sous couvert de réduction des déficits, et avec un violent discours de lutte contre les fraudes, ce sont encore et toujours les droits sociaux qui régressent. Seuls les moins fortuné-e-s sont exposé-e-s à des punitions collectives sous prétexte de dérapages individuels isolés, tandis que les plus riches restent dans l'impunité.

J'ai donc interrogé le gouvernement à ce sujet cet après-midi. Voici la vidéo,





et ici le texte de mon intervention.

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