Mardi, 12 juillet 2011

Blocage du SMIC mais pas des prix

Dès lors que l'inflation atteint 2 %, une revalorisation du SMIC est obligatoire. Le gouvernement a la possibilité de décider d'aller plus loin, c'est le fameux "coup de pouce"... aux abonnés absents depuis cinq ans ! Une hausse avait été refusée au 1er juillet, mais pouvait intervenir au 1er août, sous réserve que les 2 % soient atteints (avec une base de calcul de l'inflation qui laisse songeur quand on passe à la caisse). Pour 0,04 % de différence, le gouvernement a eu la mesquinerie de refuser toute revalorisation.

Voici la réaction que j'ai adressée à la presse au nom du Parti de Gauche.


Blocage du SMIC mais pas des prix

Ouf ! semblait dire ce matin le Premier ministre, il n'y aura pas de revalorisation du SMIC, l'inflation n'atteint « que » 1,96%.

Cette situation est choquante alors que les revenus des plus riches de ce pays ne cessent de s'envoler et que l'impôt sur la fortune vient d'être largement amputé. Le SMIC restera encore à 1073 euros net mensuels pour un temps plein.

Cela fait maintenant 5 ans qu'il n'y a eu aucun de coup de pouce. Il est vrai que pour la droite et le MEDEF, le SMIC est encore trop élevé.

A l'inverse de la politique menée, le SMIC doit être réévalué rapidement à 1600 euros net. Les 3 millions de Smicards et plus largement la moitié des de salariés qui gagnent moins de 1600 euros en ont un besoin urgent pour boucler leurs fins de mois.

Le quinquennat de Sarkozy est et restera celui des riches et même des très riches.

Lundi, 19 juillet 2010

Le sénateur Marini a trouvé la solution : les pauvres paieront pour les riches

L'information m'a fait bondir. Délivrée en plein mois de juillet, elle n'a rien d'anecdotique, compte-tenu des fonctions de celui qui ose avancer pareille proposition. J'ai réagi par le communiqué suivant.


Le sénateur Marini a trouvé la solution : les pauvres paieront pour les riches

L'imagination est toujours foisonnante pour défendre les scandaleux privilèges des clientèles électorales de l'UMP. Ainsi le sénateur Philippe Marini, propose de relever le taux réduit de TVA, celui qui concerne les produits de première nécessité, de 2,5 points. Il estime que cela rapporterait 7 milliards d'euros par an au budget de l'État. Cette proposition ne vient pas de n'importe quel sénateur désireux de se faire un nom dans le concours à l'innovation fiscale, Philippe Marini est rapporteur du budget au Sénat. Sa proposition est donc d'autant plus inquiétante.

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Mardi, 6 juillet 2010

L'austérité à visage découvert

Après une séance de questions au gouvernement où le ministre du budget a osé parler d'équité, la présentation des orientations budgétaires pour 2011 montre un tout autre visage, celui de l'austérité et de la réduction des droits sociaux des plus modestes: personnes en situations de handicap, étudiants, chômeurs...

L'augmentation promise de l'AAH se fera en 6 ans au lieu de 5. Le cumul APL/demi-part fiscale pour enfant à charge disparaît et, en pleine période de crise économique, le nombre de contrats aidés va diminuer de 15%, alors que la part de la prise en charge par l'Etat va continuer à baisser.

Le gouvernement s'accroche désespérément aux avantages accordés à ses donateurs du Fouquet's et du Bristol.

Les orientations budgétaires se résument à : « pas touche au bouclier fiscal et aux exonérations d'impôts! ». Les pauvres se serreront un peu plus la ceinture. Il revient donc aux plus modestes de payer la crise due à l'enrichissement spéculatif de quelques uns!

Au moment où le bouclier fiscal a conduit l'Etat à verser un chèque de 30 millions d'euros à Liliane Bettencourt, première fortune de France, il y en a assez de cette injustice sociale !

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