Jeudi, 8 décembre 2011

Rejet de notre texte sur le logement.

Hier avait également lieu le vote sur la proposition de loi "relative à l’encadrement des loyers et au renforcement de la solidarité urbaine" que les député-e-s du Front de Gauche avaient déposée et défendue dans le cadre de la niche parlementaire du groupe GDR. Les débats sont en ligne ici, les explications de vote en ligne là et vous pouvez aussi consulter l'ensemble du dossier législatif.

Sans surprise hélas, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont rejeté notre texte.

Voici le communiqué que Pierre Gosnat, Marie-Hélène Amiable et moi-même avons adressé à la presse à l'issue de ce vote.


Paris, le 7 décembre 2011

La droite refuse de favoriser le respect du droit au logement

Les député-e-s de l'UMP et du Nouveau Centre ont rejeté cet après-midi la proposition de loi « encadrement des loyers et renforcement de la solidarité urbaine » présentée par les député-e-s communistes, républicains et du Parti de gauche.

Le secrétaire d'État et la majorité reconnaissent pourtant la situation de crise du logement, actant, par là-même, l'inefficacité de leur politique face aux enjeux actuels.

Le texte défendu par les député-e-s du Front de Gauche propose d'interdire les expulsions, d'instaurer des plafonds de loyer dans le privé, de faciliter la réquisition des logements vacants et de fixer à 30% en zones tendues et 25% sur le reste du territoire, la part de logements sociaux obligatoires.

Avec ces mesures, nous affirmons que le logement n'est pas une marchandise comme les autres, qu'il est un bien d'utilité publique et qu'à ce titre, l'État doit en garantir l’accès, notamment en encadrant les loyers.

Ces propositions volontaires sont au cœur du programme du Front de gauche « l'Humain d'abord ».

Lundi, 4 juillet 2011

Demain, chaîne anti-expulsions dans le centre de Paris

logo_RESEL.jpgJe vous en avais glissé un mot dans ma dernière lettre d'informations électronique : le Résel de Paris centre et celui des 9e-10e arrondissements organisent demain trois rassemblements pour exprimer le refus des expulsions locatives sans relogement et assurer les locataires visé-e-s de notre solidarité.

Voici le communiqué que je viens d'envoyer à la presse.


Communiqué de presse

Martine Billard soutiendra demain la chaîne anti-expulsions dans le centre de Paris

La spéculation immobilière a fait exploser le montant des loyers et multiplie les congés donnés aux locataires pour vendre. Cet été encore, des centaines de Parisiennes et de Parisiens, locataires de bonne foi, vivront sous la menace d'une expulsion locative.

Et face à cette réalité, la loi instituant le Droit au logement opposable (Dalo) reste peu appliquée. Même des demandeurs de logement reconnu-e-s prioritaires pour le Dalo sont expulsé-e-s par le préfet de police sans obtenir de relogement par la préfecture de Paris.

Le Réseau Stop aux expulsions de logement (http://www.stopauxexpulsions.org/) s'est créé nationalement pour refuser cette contradiction, bien réelle dans toute la France. Les structures locales du Résel se multiplient à Paris.

À l'appel des Résel de Paris centre et Paris 9e-18e, avec l'appui du Résel Paris 14e, trois rassemblements sont organisés mardi 5 juillet :

  • à 18h, à l'angle des rues Saint Martin et du Grenier Saint Lazare dans le 3e arrondissement,
  • à 18h45, à l'angle des rues Montorgueil et Étienne Marcel dans le 2e arrondissement,
  • à 19h15, à l'angle des rues du Faubourg Poissonnière et Sainte Cécile dans le 9e arrondissement.

Martine Billard apporte son soutien à la chaîne anti-expulsions ainsi créée. Elle sera présente aux deux premiers rassemblements.

Jeudi, 24 mars 2011

Contre le démantèlement du logement social, soutien aux syndicats d'Adoma et Sni

Je reçois demain les intersyndicales de deux importants bailleurs sociaux. Voici mon communiqué de soutien aux revendications qu'elles porteront lundi lors d'un rassemblement.


Contre le démantèlement du logement social, Martine Billard soutient les intersyndicales d'Adoma et Sni

Lundi 28 mars, les intersyndicales d'Adoma (ex-Sonacotra) et du groupe Société nationale immobilière (Sni, filiale de la Caisse des dépôts et consignations) appellent à un rassemblement national à 11 heures devant le siège d'Adoma, 42, rue de Cambronne dans le 15e arrondissement de Paris.

Adoma joue un rôle important dans le secteur des foyers pour les jeunes sans familles, les femmes seules avec enfants, les demandeurs d'asile, les travailleurs immigrés, les personnes très âgées sans ressources... Pour sa part, Sni détient 300 000 logements dont 200 000 logements sociaux. Ce sont donc deux acteurs majeurs du logement social. Des accords financiers pourraient prochainement faire de Sni l'actionnaire majoritaire d'Adoma.

Le président du directoire de Sni, Monsieur Yché, est l'auteur d'un rapport remis l'an dernier à Nicolas Sarkozy, dans lequel il préconise la vente au privé de 10 % du parc social pour remplacer l'apport budgétaire public à la construction de logements sociaux.

Dans ce cadre, les deux sociétés engagent des plans de restructuration particulièrement inquiétants. Pour les salarié-e-s d'Adoma, 266 CDI et 195 CDD seraient supprimés ou non renouvelés, avec en prime 200 départs non remplacés par an. De source syndicale, le nombre d'emplois menacés à Sni est évalué à un millier. Pour les locataires d'Adoma, 7 881 logements seraient vendus en 2011 et 2 887 en 2012.

Martine Billard recevra demain une délégation des deux intersyndicales. Elle soutient d'ores et déjà leurs revendications contre la casse programmée du logement social. L'urgence est à l'accroissement du parc, pas à des opérations immobilières au profit des intérêts privés.

Vendredi, 18 février 2011

Ils délogent Matignon, délogeons l'Élysée !

11.01.07-JN_a_Matignon2.jpeg

Je vous avais raconté dans un précédent billet les débuts de la réquisition citoyenne du 22, avenue Matignon par le Collectif Jeudi Noir : un immeuble de bureaux vides appartenant à l'assureur Axa, avec vue sur l’Élysée. L'aventure s'est terminée ce matin, alors que je rentrais d'un déplacement en Franche-Comté.

Je vous livre le communiqué que le Parti de Gauche a immédiatement adressé à la presse.


Ils délogent Matignon, délogeons l'Élysée !

Le Parti de Gauche s’insurge contre l’intervention des forces de police qui ont délogé ce matin les occupants du 22, avenue Matignon. Nous demandons la libération immédiate de ceux d’entre eux qui sont pour le moment détenus par la police. 11.02-JN_a_Matignon-ext-Alix.JPG Celle-ci a utilisé les grands moyens, violemment, en cassant des vitres et du matériel, comme si les jeunes précaires qui occupaient cet immeuble de bureaux vide depuis des années constituaient un risque pour la sécurité du pays. Le risque, c’est la compagnie d’assurance Axa, 4,3 milliards de bénéfice en 2010, qui jette de jeunes précaires à la rue en plein hiver. Le risque, c’est ce gouvernement qui applique avec célérité une décision de justice inique qui privilégie une fois de plus le droit à la propriété, même quand elle n’est pas utilisée, au droit au logement. Avec cette réquisition citoyenne, le collectif Jeudi Noir a mis une fois de plus le doigt là où ca fait mal. Pas seulement sur le scandale du logement en France mais plus largement sur un système qui vénère le droit des actionnaires et foule les droits fondamentaux.

Après l’expulsion de la « Marquise », cet immeuble classé de la Place des Vosges est redevenu inhabité et inutile. Il en sera de même pour les 7 étages de cet immeuble parfaitement habitable du 8ème arrondissement de Paris.

De la terrasse du 22 avenue Matignon, on apercevait la cour de l’Élysée. Délogeons vite son occupant pour imposer que ceux de Matignon et tous les mal logés de France soient logés décemment.


merci à Alix de Jeudi Noir pour la seconde photo

Vendredi, 11 février 2011

Passage lundi matin aux "Grandes Gueules" de RMC

Lundi matin, j'étais invitée par l'émission "Les Grandes Gueules" de RMC. Exercice particulier que de tenter de faire entendre quelques positions de fond dans le brouhaha. Durant ces trois-quarts d'heure, il a été (beaucoup) question des vacances tunisiennes d'Alliot-Marie et de l'attitude de Sarkozy vis-à-vis des magistrats, ainsi que (un peu) du blocage des loyers, de nationalité, de salaire maximal, de vacances scolaires.

Si vous le souhaitez, vous pouvez récupérer le podcast de cette émission en cliquant ici. Vous découvrirez alors pour qui 20 000 € par mois fait beaucoup ou fait peu...

Ajout du 15 février : comme le fait remarquer "lolo9159" en commentaire, il manquait le podcast de la seconde partie de l'émission. Voici le lien.

- page 2 de 3 -

Générateur de miniatures