Vendredi, 3 septembre 2010

Ils se foutent de nous !

J'ai pris l'habitude, en tant de députée, de surveiller mon langage. Mais là, trop, c'est trop ! Voici le communiqué de presse que m'a inspiré la lecture de l'ordre du jour de la commission des affaires sociales.


Ils se foutent de nous !

Il n'y a pas si longtemps, le président et sa majorité juraient la main sur le cœur de leur volonté de revaloriser le rôle du Parlement.

Or sur deux textes majeurs, réforme des retraites et loi sur l'immigration, l'intégration et la nationalité, la droite entend passer en force : déclaration d'urgence et passage en commission au pas de course.

Ainsi, le 7 septembre, la commission des affaires sociales prendra moins de 45 minutes pour examiner les nouveaux amendements au texte sur les retraites venant en discussion l'heure suivante.

Le 14 septembre, le texte sur les retraites sera débattu en séance. En même temps, la commission disposera d'une heure en tout et pour tout pour donner un avis sur le projet de loi sur l'immigration. Le tout sans même avoir eu de présentation du texte par le ministre ! Pourtant, ce texte ne prévoit pas moins que d'élargir les conditions de retrait de la nationalité et la fin de l'accès automatique à la nationalité française à 18 ans pour les jeunes nés de parents étrangers.

Il est vrai que ces deux textes rencontrent une opposition déterminée dans le pays. Est-ce une raison pour bafouer ainsi les institutions ? Un tel mépris pour les élus de la nation exprime un mépris équivalent pour les citoyens.

S'ils ne veulent plus écouter les parlementaires, imposons leur la voix du peuple !

Jeudi, 22 juillet 2010

Commission des affaires sociales : retraites suite

21h30 : les travaux de la commission ont repris après une pause pour le repas. Cet après-midi, a été votée, hélas, la modification des bornes d'âge : la possibilité de prendre sa retraite à partir de 60 ans est repoussée à 62 ans, et l'assurance d'avoir une pension de retraite sans décote est reportée de 65 ans à 67 ans. Ayant interpellé le ministre sur le report à 62 ans par l'allongement de 4 mois tous les ans alors que jusqu'ici toutes les dispositions d'allongement s'effectuaient par trimestre pour une année, Éric Woerth a eu cette réponse incroyable : nous avions le choix entre aller vite ou repousser encore plus l'âge de départ en retraite ! Nous avons ensuite assisté à des attaques en règle de l'UMP contre les fonctionnaires, Yves Bur allant jusqu'à crier "qu'on les vire" en parlant des aiguilleurs du ciel.

Lire la suite...

Mercredi, 21 juillet 2010

Retraites : l'été meurtrier !

La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale vient d'adopter les articles 5 et 6 du projet de loi sur les retraites qui prévoient le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, et de 65 à 67 ans de l'âge de départ sans décote. Elle efface ainsi un progrès social de 30 ans.

Pour le Parti de Gauche, le droit à une retraite en bonne santé est fondamental. La retraite doit être un moment d'activités choisies et non de dépendance. C'est pourquoi il est indispensable de maintenir le droit au départ à 60 ans, sans allongement de la durée de cotisation.

Les députés UMP et Nouveau Centre qui ont entériné ces mesures de régression au milieu de l'été, devront expliquer à nos concitoyens qui ont commencé à travailler dès 18 ans et qui sont déjà usés par le travail qu'ils devront valider 44 annuités !

Quant au report de la borne d'âge sans décote à 67 ans, la seule réponse faite aux femmes qui subissent des carrières incomplètes est d'attendre un futur hypothétique où il n'y aurait plus de discriminations sexistes.

Début du débat sur les retraites en commission. Un de nos amendements adopté.

Les équipes de collaborateurs ont travaillé toute la semaine passée depuis le dépôt du projet de loi le 13 juillet, pour déposer les amendements. Le délai avait finalement été fixé à lundi midi.

Nous avons donc commencé la réunion de la commission à 15 heures mardi. Et cela a démarré sur les chapeaux de roue : il faut dire que la majorité a décidé que cette réunion aurait lieu à huis clos. En plus, le même jour, Jean-François Copé a froidement expliqué dans les médias "ce sont des sujets qui méritent d'être débattus dans l'hémicycle et pas seulement en commission où les travaux pourraient se borner à prendre la température".

Pourtant la droite a voté une réforme de la Constitution censée donner plus de pouvoir au Parlement et précisément en renforçant les débats en commission. Or Pierre Méhaignerie, le président de la commission des Affaires sociales a décidé qu'un seul orateur pourrait intervenir en plus de celui qui présente l'amendement. De plus, le temps d'intervention est limité à 2 minutes.

Lire la suite...

Mardi, 6 juillet 2010

Proposition de loi du groupe GDR sur les retraites

Voici la proposition de loi n°2679 "Garantir le financement du droit à la retraite à 60 ans" déposée à l'Assemblée par le groupe GDR.

Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, il existe des solutions pour financer le système de retraites sans toucher à l'âge de départ ou à la durée de cotisation.

Je vous laisse donc lire la proposition en version PDF ici ou bien en version papier à mon local en circonscription : 14 rue Saint Germain l'Auxerrois 75 001 PARIS.

Lire la suite...

- page 1 de 2

Générateur de miniatures