Jeudi, 3 novembre 2011

Soutien aux grévistes du Novotel des Halles

Depuis le 6 octobre, les femmes de chambres du Novotel de Paris les Halles sont en grève, avec le soutien des syndicats SUD et CGT. Je suis allée les rencontrer ce matin et les assurer de mon soutien.

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Contrats précaires, temps partiel imposé, salaires de misère, manque de reconnaissance dans leur travail... Leur situation est, à bien des égards, caractéristique du travail des femmes dans notre pays, en 2011. C'est pourquoi les organisations féministes sont également solidaires de cette lutte. Les pratiques de leur patron illustrent aussi les méthodes de contournement du droit du travail. La convention collective de l'hôtellerie-restauration limite le nombre de chambres à nettoyer par jour de travail et par salarié-e ? Qu'à cela ne tienne ! Il suffit d'externaliser cette activité et de passer par une société de nettoyage, appliquant une convention collective qui ne prévoit pas un tel plafond...

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Samedi 5 novembre, entre 11h et 13h, ces grévistes et leurs soutiens organiseront une collecte place des Innocents. Passez les aider financièrement à la mesure de vos moyens et participez à la collecte des fonds ! C'est la solidarité de toutes et tous qui leur permettra de tenir assez pour obtenir satisfaction.

Il sera ensuite temps de rejoindre Bastille pour le départ de la manifestation contre les violences faites aux femmes, dans une continuité de revendications, car ce que ces salariées vivent, c'est bien aussi l'expression d'une violence sociale.

Lundi, 5 septembre 2011

Soutien aux salarié-e-s de Fralib (Thé de l'Éléphant)

J'ai déposé deux questions écrites au sujet du devenir de l'usine Fralib (Thé de l'Éléphant) et de ses 182 salarié-e-s. Comme précisé dans le communiqué envoyé à la presse dans la foulée, cette entreprise, société propriétaire de la marque « Thé de l'Éléphant », appartient au groupe international Unilever. Ses salarié-e-s luttent depuis près d’un an contre la délocalisation de l'activité du site de Gemenos (Bouche-du-Rhône) implanté depuis 120 ans et pour le maintien de l’emploi.

Or, depuis le 31 août, les salarié-e-s reçoivent leur lettre de licenciement. Depuis le 2 septembre, ils occupent l'usine, tandis que le mardi 6 septembre, trois syndicalistes sont convoqués au tribunal de Nanterre, pour le motif « d’atteinte à l’honneur d’Unilever ».

J'ai donc déposé

  • une question écrite au ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie au sujet de la perte de savoir-faire industriel que représente la fermeture de ce site,
  • une question écrite au ministre du Travail, de l'emploi et de la santé quant aux conséquences sociales du refus de mettre en œuvre le projet de reprise sous forme de coopérative réclamé par les salarié-e-s.

Solidaire des salariés de Fralib en lutte, je demande instamment aux ministres de prendre en considération le projet alternatif de reprise en coopérative dont la viabilité économique a été établie par le comité d'entreprise.

Voici le texte des questions (avec le formalisme propre à ce mode d'interpellation officielle)

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Jeudi, 16 juin 2011

Soutien à la grève, Poste du Louvre

Fin mai, première alerte émanant des syndicats des personnels de la Poste du Louvre : le bâtiment, en partie vidé de ses activités par le départ du tri à Gonesse en 2007, va être en grande partie vendu pour accueillir commerces et bureaux. Déjà, c'est un choc, concernant un lieu aussi symbolique de la Poste. Avec en plus l'inquiétude sur le maintien de l'activité postale, les décomptes des surfaces dévolues aux différentes utilisations laissant la portion congrue pour le bureau de poste et la distribution, et sur les conditions de travail pendant les travaux. J'y reviendrai tout prochainement.

Depuis, nouvelle alerte : la distribution du courrier dans Paris centre (1er, 2e, 3e et 4e arrondissements) va être une fois de plus réorganisée. Les syndicats CGT et SUD de la Poste ont déposé un préavis de grève pour aujourd'hui. En déplacement (Lille hier soir, Nantes ce soir...), je n'ai pu être présente au rassemblement qui s'est tenu ce matin, mais je m'y suis fait représenter pour témoigner de mon soutien aux grévistes. A noter que les grévistes sont majoritaires, ce qui n'était pas gagné d'avance malgré les enjeux, car les salaires sont bas, et dans ces conditions, perdre une journée, c'est particulièrement dur...

Et voici le communiqué envoyé à la presse dans la foulée.


Communiqué de presse

Contre les restructurations et suppressions de postes, Martine Billard soutient les grévistes de la Poste du Louvre

Ce matin, la majorité des facteurs et factrices des 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements était en grève, suite aux préavis déposés par la Cgt et Sud-Ptt, à la Poste du Louvre. Leurs mots d'ordre :

  • refus de 30 suppressions d'emploi,
  • maintien des régimes de travail,
  • maintien de l'organisation actuelle des tournées.

Martine Billard a apporté son soutien à leurs revendications. Alors que le site de la Poste du Louvre fait l'objet d'un projet de bradage immobilier, c'est la troisième réorganisation de la distribution du courrier dans le centre de Paris en cinq ans. Une logique de rentabilité immédiate, liée à la privatisation de la Poste, prévaut au détriment du service rendu aux usagers, de l'emploi et des conditions de travail. Les tournées varient en cours de semaine selon les prévisions de flux de courrier, les secteurs attribués changent régulièrement, remettant en cause la relation aux usagers, inquantifiable mais essentielle à la qualité du service public, surtout dans des quartiers où la distribution finale par les gardiens d'immeubles est encore fréquente. La pression exercée sur les facteurs et factrices ne pas donne lieu à des compensations à la hauteur de la pénibilité de leur travail. L'ouverture à la concurrence, suivie d'une privatisation rampante, a une nouvelle fois prouvé son caractère néfaste pour le service public. Une nouvelle aggravation n'est pas acceptable. Martine Billard informera la direction de la Poste de son appui au mouvement par un courrier.

Mercredi, 9 février 2011

Non à la destruction de la médecine du travail

Voici le communiqué que j'ai fait adresser à la presse en soutien au meeting unitaire qui se tiendra demain jeudi 10 février, à 19h, à la Bourse du Travail située boulevard du Temple / rue Charlot dans le 3e arrondissement, salle Hénaff.

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Non à la destruction de la médecine du travail

Malgré le rejet unanime des syndicats lors des négociations paritaires, la droite a décidé d'aller contre leur avis et propose une loi qui revient à liquider définitivement la médecine du travail. Voilà encore une belle leçon du dialogue social vu par la majorité.

Les sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi qui est l'exacte copie des revendications du MEDEF. Si elle était adoptée, c'est toute l'indépendance de la médecine du travail qui serait remise en cause. Les médecins ne seraient plus les garants de la santé des travailleurs mais des surveillants au service des employeurs.

A l'inverse, la médecine du travail aurait besoin de moyens supplémentaires et d'une indépendance renforcée pour protéger les salariés contre l'intensification des cadences, l'augmentation du stress ou les expositions nocives.

Le Parti de Gauche sera partie prenante dans cette défense d'un acquis social du Conseil National de la Résistance.

Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche et députée de Paris, réaffirme son soutien au collectif en lutte pour la défense de la médecine du travail, qui organise un meeting unitaire, ce jeudi 10 février à la Bourse du Travail de Paris.

Ce meeting est à l’appel des organisations suivantes : PG, PS, PCF, VERTS, NPA, LO, FASE, GU, CGT IEG, Solidaires, FSU, SNPST, SMT, Collectif médecins de Bourg en Bresse, UFAL, Attac, Copernic.


Si vous ne l'avez déjà fait, vous pouvez signer la pétition en ligne. Le site du Collectif vous informera de l'actualité de cette lutte.

Jeudi, 3 février 2011

Archives nationales : la lutte paye !

Je vous avais fait part dans un billet récent des derniers rebondissements dans le conflit ayant conduit l'intersyndicale des Archives nationales à occuper l'Hôtel de Soubise. Le refus de céder au chantage du ministre de la Culture a payé. L'intersyndicale a fait savoir vendredi, par communiqué, que le directeur de cabinet du ministre a garanti, par courrier écrit :

  • le maintien du fonds du Minutier central des notaires de Paris sur le site parisien des Archives nationales, la résorption de l'arriéré de collecte des minutes, puis la poursuite de cette collecte également sur ce même site conformément à la législation en vigueur,
  • le maintien des fonds antérieurs à 1790 sur le site de Paris, la réalisation de travaux de mise aux normes des magasins ainsi que l'amélioration des conditions de leur conservation,
  • le maintien dans le quadrilatère, notamment dans l'Hôtel de Soubise, du cœur des activités scientifiques, culturelles, éducatives et muséographiques des Archives nationales, s'appuyant sur leur lien historique avec cet Hôtel et les Grands Dépôts.

Archives_en_lutte.jpeg Au vu de ces avancées, l'assemblée générale des personnels a voté la levée de l'occupation (après 134 nuits, Noël et Premier de l'An compris !). L'exposition "Dans l'atelier des Menus Plaisirs du roi", qui faisait l'objet du chantage de la part du ministère, a été enfin ouverte au public. L'intersyndicale estime physiquement impossible d'installer la "Maison de l'histoire de France" aux Archives nationales, si les engagements du ministère concernant les activités des Archives nationales sont respectés.

Nul doute que la détermination des historiens mobilisés contre ce projet sarkozien sortira renforcée de cette première victoire. D'ailleurs, c'est l'intersyndicale du ministère de la Culture qui devrait prendre le relais pour exprimer l'opposition des personnels à un retour aux conceptions réactionnaires de la muséographie et de l'histoire qui sous-tendent la "Maison de l'histoire de France".

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