Lundi, 6 février 2012

L'Allemagne n'est pas un modèle pour la France !

Après l'Angleterre, l'Irlande ou l'Espagne, c'est au tour de l'Allemagne de devenir la référence absolue du gouvernement et du patronat. Dimanche 29 janvier, durant son interview télévisée, le Président de la République a justifié ses réformes en la citant à vingt-huit reprises. La TVA "sociale" ? La France doit l'adopter puisque l'Allemagne l'a fait ! Les "accords de compétitivité" ? Le gouvernement allemand les a mis en place en 2006, nous n'avons que trop traîné ! Un véritable alignement sur la politique économique germanique. Cette interview a confirmé une tendance amorcée il y à plusieurs mois : le "modèle allemand" est érigé en exemple par l'UMP et le patronat, et Nicolas Sarkozy, dimanche soir, n'a fait que mettre en musique une partition déjà rédigée par Laurence Parisot, Jean-François Copé et consorts.

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Vendredi, 18 novembre 2011

Précarité professionnelle des femmes

Hier était également mise en débat une proposition de loi socialiste "tendant à lutter contre la précarité professionnelle des femmes", dont le dossier est en ligne ici. Heureuse initiative, qui allait dans le même sens des textes que j'avais déposés avec Marie-Georges Buffet et les député-e-s communistes et du Parti de Gauche - vous pouvez télécharger le dernier en cliquant ici. Nous sommes bien entendu favorables à ce texte, qui sera soumis au vote mardi prochain.

Voici mon intervention en discussion générale.





Vous pouvez retrouver l'intégralité des débats sur le site de l'Assemblée, ici et .

Lundi, 27 juin 2011

Contre la fermeture du centre d’hébergement parisien pour femmes

La nouvelle est tombée la semaine dernière. Les restrictions budgétaires décidées par le gouvernement sont telles que le Samu social fermera à la fin du mois l'unique centre d'hébergement d'urgence géré par ses soins et qui accueille des femmes à Paris. Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse vendredi, au nom de Parti de Gauche.

Mercredi 29 juin à 18h30, un rassemblement se tiendra devant le centre d'hébergement promis à fermeture, au 66, boulevard Richard Lenoir dans le 11e arrondissement (métro Saint Ambroise ou Richard Lenoir) à l'appel de nombreuses organisations (dont : CNDF, Maison des femmes de Paris, Coordination Lesbienne en France, Planning Familial, Marche Mondiale des Femmes...).

Oui, c'est l'heure du concert à Stalingrad, mais rien n'empêche de courir de ce rassemblement au meeting unitaire qui commence à 20 heures !


Communiqué de presse

Étranglé par l'État, le Samu social ferme sa porte aux femmes

Le 20 mai, lors du Conseil d'administration du Samu social de Paris, le gouvernement a fait connaître une baisse de 25 % des financements d'État destiné à ce Groupement d'intérêt public, dont il abonde le budget à hauteur de 92 %. Conséquence immédiate : le centre d'hébergement d'urgence Yves Garrel fermera ses portes au 30 juin. Premières victimes : les femmes. C'était en effet le seul centre d'hébergement géré par le Samu social de Paris à leur proposer des places. Si une solution provisoire a été trouvée pour les hommes qui y étaient également accueillis, l'État refuse de financer un nouveau centre destiné aux femmes.

Ces modestes 38 places faire cruellement défaut dans un contexte de pénurie généralisée. Il manque 13 000 places d'hébergement en Ile-de-France, et les autres associations ont déjà trop peu de places pour le public féminin, pourtant particulièrement vulnérable. Le gouvernement UMP réduit également les budgets pour l'accueil en hôtel.

L'affirmation « décomplexée » du mépris des pauvres se traduit par la mise en danger des plus précaires. Quitte à remettre en cause les principes de droit au logement et à l'hébergement opposable.

Le Parti de Gauche exige le rétablissement sans délai des crédits nécessaires au maintien de places d'hébergement dans leur ensemble et singulièrement pour les femmes à Paris.

Mardi, 10 mai 2011

Plafonner les revenus de Laurent Wauquiez plutôt que les aides sociales

Vous trouverez ci-dessous le communiqué que nous avons adressé à la presse hier au nom du Parti de Gauche, avec Leila Chaibi, Secrétaire Nationale du PG à l'abolition du précariat, en réaction à la dernière provocation de Laurent Wauquiez.


Plafonner les revenus de Laurent Wauquiez plutôt que les aides sociales.

Laurent Wauquiez a annoncé qu’une proposition de loi allait être déposée visant à obliger les bénéficiaires du RSA à effectuer cinq heures de travaux d’intérêt général par semaine et à plafonner les aides sociales à 75% du SMIC, soit en dessous du seuil de pauvreté.

Pour Laurent Wauquiez, les allocataires du RSA, avec leurs 466€ mensuels, s'en mettraient plein les poches aux frais de la solidarité nationale, et au détriment de ceux qui travaillent. Alors que même un SMIC ne permet pas aujourd’hui de vivre dignement, plutôt que d’augmenter les salaires, Wauquiez s’attaque à celles et ceux qui n’y ont même pas droit !

Diviser les citoyens est en effet plus simple que de mener une politique de l'emploi permettant à tous d'avoir un revenu pour vivre et non survivre. Le véritable « cancer de la société française », ce sont les inégalités au profit des plus riches qui rongent les principes de solidarité de notre système social.

Si, comme le soutient Monsieur Wauquiez, il est des activités utiles à la société que le marché ne fournit pas, comme l'accueil dans les services publics, la surveillance aux abords des écoles, l'entretien des espaces publics... alors l'État doit créer de vrais emplois, ce qui fera diminuer le nombre d'allocataires du RSA et constituera un véritable marchepied pour l'emploi !

Les exonérations d'impôts que multiplie le gouvernement pour les plus aisés à travers les différentes niches fiscales permettent à une minorité de s'accaparer sans faire de bruit les richesses produites par les travailleurs. Les véritables assistés sont ceux qui, bien que riches, échappent à l'impôt !

Plutôt que les aides sociales, le Parti de Gauche propose de plafonner les hauts revenus, à commencer par celui de Laurent Wauquiez !

Vendredi, 18 février 2011

Ils délogent Matignon, délogeons l'Élysée !

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Je vous avais raconté dans un précédent billet les débuts de la réquisition citoyenne du 22, avenue Matignon par le Collectif Jeudi Noir : un immeuble de bureaux vides appartenant à l'assureur Axa, avec vue sur l’Élysée. L'aventure s'est terminée ce matin, alors que je rentrais d'un déplacement en Franche-Comté.

Je vous livre le communiqué que le Parti de Gauche a immédiatement adressé à la presse.


Ils délogent Matignon, délogeons l'Élysée !

Le Parti de Gauche s’insurge contre l’intervention des forces de police qui ont délogé ce matin les occupants du 22, avenue Matignon. Nous demandons la libération immédiate de ceux d’entre eux qui sont pour le moment détenus par la police. 11.02-JN_a_Matignon-ext-Alix.JPG Celle-ci a utilisé les grands moyens, violemment, en cassant des vitres et du matériel, comme si les jeunes précaires qui occupaient cet immeuble de bureaux vide depuis des années constituaient un risque pour la sécurité du pays. Le risque, c’est la compagnie d’assurance Axa, 4,3 milliards de bénéfice en 2010, qui jette de jeunes précaires à la rue en plein hiver. Le risque, c’est ce gouvernement qui applique avec célérité une décision de justice inique qui privilégie une fois de plus le droit à la propriété, même quand elle n’est pas utilisée, au droit au logement. Avec cette réquisition citoyenne, le collectif Jeudi Noir a mis une fois de plus le doigt là où ca fait mal. Pas seulement sur le scandale du logement en France mais plus largement sur un système qui vénère le droit des actionnaires et foule les droits fondamentaux.

Après l’expulsion de la « Marquise », cet immeuble classé de la Place des Vosges est redevenu inhabité et inutile. Il en sera de même pour les 7 étages de cet immeuble parfaitement habitable du 8ème arrondissement de Paris.

De la terrasse du 22 avenue Matignon, on apercevait la cour de l’Élysée. Délogeons vite son occupant pour imposer que ceux de Matignon et tous les mal logés de France soient logés décemment.


merci à Alix de Jeudi Noir pour la seconde photo
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