Jeudi, 12 avril 2012

Le Nouvel Obs s’en prend maintenant à la co-présidente du PG

Le Nouvel Obs a décidé de son candidat à la présidentielle. Cela relève de sa liberté éditoriale. Mais sur les méthodes, il y va fort. Et dépasse les limites. Après s'en être pris à Jean-Luc Mélenchon, c'est mon tour. Voici le communiqué que j'ai adressé à la presse aujourd'hui.


A la recherche d’angles d’attaque contre Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche, le Nouvel Observateur dans son édition en ligne s’en prend à Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche, et en arrive carrément à se réfugier derrière "Le Conseiller, spécialiste-en-communication-qui-tient-à-garder-l’anonymat" pour tenir des propos ignobles à son encontre.

Quel courage, quelle déontologie que d’utiliser l’anonymat pour supposer une position que j’aurais pu prendre sans m’avoir jamais interrogée et alors que je n’ai jamais prononcé les mots en question, et se permettre une telle insinuation : "Il en aurait été de même si Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche, avait été interrogée à la place d’Eva Joly sur ce même sujet". (*)

Et non! Monsieur le pleutre anonyme, je n’aurais jamais tenu ces propos pour une simple raison qui est l’histoire de ma famille. Fille et petite fille de résistantes et résistants déportés, je sais trop ce que furent les camps de concentration nazis pour faire des analogies inadmissibles si la réflexion politique personnelle ne me suffisait pas.

Cible récemment d’intimidations physiques, puis d’une menace de mort qui a fait l’objet d’un signalement auprès de la police, je rendrais responsables ceux qui, par ces sous-entendus inadmissibles excitant les passions, provoqueraient de nouvelles agressions à mon encontre.

Martine Billard,

co-présidente du Parti de Gauche

(*) L’article du Nouvel Obs en ligne fait référence à une réaction d’Eva Joly sur Europe 1, commentant une déclaration de Nathalie Arthaud comparant la situation dans la Bande Gaza à un camp de concentration.

Vendredi, 17 février 2012

Sexisme dans les médias : l'invisibilité des femmes

Une camarade militante s'est livrée à une expérience intéressante : elle a compté les femmes et les hommes invité-e-s à s'exprimer dans l'émission "C dans l'air", sur France 5. Résultat sans appel, en janvier 2012, au cours des 22 émissions du mois, tout juste 5,45 % de femmes ! Vous pouvez télécharger le tableau complet en cliquant ici. Forte de ce constat, elle a protesté via la site internet de France 5. Elle a obtenu une réponse du "Directeur délégué en charge de la communication Relationnelle" (sic), qui vaut le détour. Extrait :

Les équipes de rédaction en charge des magazines politiques ou d’actualités ont le souci de rechercher les personnalités les plus compétentes - homme comme femme - pour vous offrir les analyses les plus pertinentes.

Il ne saurait évidemment y avoir dans cette démarche une quelconque approche sexiste ou discriminante.

Ben voyons ! Si près de 95 % d'hommes sont invités pour parler politique, crise, économie, finance, c'est juste parce que ces Messieurs sont plus compétents ! Mais rien de sexiste là-dedans ! L'auteur de ces lignes s'est-il rendu compte de l'archaïsme de son argumentaire ?

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Vendredi, 20 janvier 2012

Front de Gauche : il se passe quelque chose

La campagne du Front de Gauche pour la présidentielle a été lancée par le premier meeting du candidat commun Jean-Luc Mélenchon le 29 juin dernier, place Stalingrad à Paris.

Devant l'affluence nous avions dû modifier en catastrophe la configuration du dispositif pour garantir la sécurité. Depuis, le Front de Gauche s'est élargi, enraciné. Mais il était de bon ton dans les médias et le microcosme politique de le mépriser.

Ces derniers jours, l'ambiance a changé : il est difficile d'ignorer un candidat lorsque 3,2 millions de téléspectateurs regardent l'émission à laquelle il est invité, faisant mieux que Copé, Juppé et Bayrou. Depuis, pas une personne croisée n'oublie de nous dire qu'elle a apprécié : que ce soient les militants du Front de Gauche, mais aussi ceux des autres forces politiques de gauche et surtout celles et ceux qui ont regardé par curiosité, les participants aux écoutes collectives organisées partout en France par le Front de Gauche, ou spontanément dans les entreprises où le Front de Gauche étaient venu soutenir les travailleurs en lutte. Tous en sont sortis enthousiasmés.

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Mercredi, 11 janvier 2012

Précisions sur le rassemblement de ce soir

Voici le texte de l'appel unitaire au rassemblement de ce soir, lancé par le PCF, le PG, la FASE, le NPA, C&A, Act Up et des militants associatifs de défense des droits de l'homme, des sans-papiers... Depuis, la LDH de Paris centre et EELV Paris centre ont fait savoir leur présence à ce rassemblement. L'appel circule... N'hésitez pas à le relayer !


Libertés publiques : stop aux dérives policières, dans le 3e comme ailleurs

Depuis dix ans, la politique de contrôle policier de la population imposée par Nicolas Sarkozy conduit à des dérives répétées dans tout le pays.

Deux incidents graves viennent de se produire dans le 3e arrondissement.

  • Le vendredi 6 janvier à 5h, le matin, Denis (qui est salarié de l'association Act-Up et militant du NPA) a été interpellé sur la voie publique. Conduit au commissariat de la rue aux Ours, il a « osé » continuer de siffler l'Internationale malgré l'injonction de faire silence. Un policier l’a alors frappé au visage. Bilan : une fracture du plancher orbital de l'œil gauche (l'os situé sous l'œil), qui a occasionné douze jours d'ITT (incapacité temporaire totale de travailler). L'Inspection générale des services (IGS) a été saisie.
  • Le dimanche 8 janvier au matin, des militants du PCF qui vendaient l'Humanité Dimanche comme toutes les semaines depuis des décennies rue Rambuteau, ont vu leur identité contrôlée par la police. Motif invoqué : « trouble à l'ordre public » ! Il faut croire que la vente d'une presse démocratique légale par ces « dangereux » activistes menaçait la République ! C'est le dispositif de vidéo-surveillance qui a alerté la police de leur présence et de leur activité "coupable ».

Il est inadmissible que la police puisse limiter les conditions de l'expression démocratique libre et plurielle.

Nous appelons à

  • une distribution de tracts, en présence de Martine Billard, députée de la circonscription, et de délégations de toutes les organisations soussignées, mercredi 11 janvier à 18h30, à l'angle des rues Rambuteau et Beaubourg,
  • suivie à 19h d'un rassemblement devant le commissariat situé 4-6 rue aux Ours ;
  • un rassemblement dimanche 15 janvier à 10h30, rue Rambuteau.

Mardi, 22 novembre 2011

Vote sur la prescription des propos homophobes, sexistes et handiphobes

Jeudi dernier, nous avions examiné en séance la proposition de loi visant à aligner, dans le domaine de la presse, les réponses juridiques aux provocations à la haine, à la violence et à la discrimination en matière de propos homophobes, sexistes et handiphobes sur ceux en vigueur en cas de propos racistes. J'en avais rendu compte ici.

Le gouvernement ayant réservé le vote, pour s'assurer d'une majorité dans l'hémicycle sans contraindre les député-e-s de la majorité à se déplacer jeudi, c'est cet après-midi que je suis intervenue pour donner notre explication de vote. Voici la vidéo.





C'est une version tronquée du texte initial qui a été adoptée, conformément aux demandes du gouvernement.

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