Jeudi, 30 juin 2011

L'UMP s'acharne sur la médecine du travail

Pendant la discussion du projet de loi sur les retraites, l'UMP avait fait passer un cavalier législatif concernant la médecine du travail, pour complaire au MEDEF, une fois de plus. Je l'avais évoqué dans ce billet, puis dans celui-ci, à l'époque. Le Conseil constitutionnel ayant censuré les articles correspondants, précisément parce qu'ils n'avaient aucun rapport avec l'objet de la loi, l'UMP est revenu à la charge, avec une proposition de loi a été déposée au Sénat.

Cette proposition de loi ne règle rien quant à l'indépendance nécessaire de la médecine du travail, censée dépister et prévenir les risques que l'organisation du travail fait peser sur la santé des salarié-e-s, vis-à-vis de ceux qui créent ces risques à savoir les patrons. La crise de l'amiante a pourtant montré combien cette indépendance est nécessaire.

De même, alors qu'un rapport de l'IGAS pointe le problème de la démographie des médecins du travail, rien n'est prévu pour assurer le remplacement de celles et ceux qui vont prochainement partir en retraite.

Pour le groupe GDR, Roland Muzeau a défendu cet après-midi un renvoi en commission, et j'ai donné l'explication de vote sur cette motion de procédure. Voici la vidéo de mon intervention.





Sans surprise, nous avons perdu le vote et le débat se poursuit.

Mardi, 8 mars 2011

Question au gouvernement : égalité professionnelle

11.03.05-manif_femmes-JLO-8.JPG Comme annoncé dans le billet annonçant la manif de samedi, les députés communistes, républicains, citoyens et du Parti de Gauche ont déposé aujourd'hui une proposition de loi visant à garantir l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien.

En ce 8 mars, lors des questions au gouvernement, j'ai tenu à saluer les femmes en lutte dans le monde. Et aussi à revenir sur cette question des inégalités salariales : l'obligation de moyens ayant fait la preuve de son insuffisance, il est plus que temps de passer à l'obligation de résultats - c'est l'objet de notre proposition de loi. Vous pouvez regarder dans la vidéo ci-dessous ma question au Premier ministre et la réponse de Roselyne Bachelot.





Si vous préférez la version écrite, le texte est en fin de billet.

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Vendredi, 11 février 2011

Deux victoires !

Je vous avais fait part dans mon billet d'hier des conséquences de la politique de destruction des postes dans l'Éducation nationale à Paris. Ce matin, le Rectorat a reculé sur la fermeture de classe initialement prévue à la maternelle de la rue des Archives ! Une belle victoire à porter au crédit de la mobilisation, parents et enseignants ensemble pour la défense de l'école publique. Dans le même temps, nous savons que les objectifs d'ensemble restent inchangés, et que le Rectorat va tenter de prendre ailleurs ce qu'il a perdu ici. Espérons que cela ne se fasse pas au détriment d'une école rencontrant plus de difficultés. Comme le proclame la banderole de l'école : "pas de fermeture de classe, ni ici, ni ailleurs !" Il reste donc à se mobiliser pour un changement d'ensemble de la politique éducative et, plus largement, en matière de services publics.

10.09.07-Franprix_Bretagne.JPG D'autre part, l'intersyndicale du commerce (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, et SUD), réunie sous le signe Clic-P, vient de faire connaître un jugement en référé du Tribunal de grande instance de Paris, rendu hier. Les sociétés Monop, Avidis, Touatis et Zoveco Dis, qui exploitent des magasins sous enseignes Monop, Franprix et G20, ont été enjointes de respecter les règles sur le repos dominical en vigueur à Paris, sous astreinte de 6000 € par infraction constatée. Elles devront cesser d'employer des salariés, au plus tard à 13 heures le dimanche et faire le choix de fermer le dimanche ou le lundi.

J'avais alerté sur les manquements à la loi des grands commerces alimentaires et questionné le gouvernement à ce sujet. Fin septembre, j'avais enregistré avec joie une victoire locale : le Franprix de la rue de Bretagne dans le 3e était rentré dans la légalité. Sa devanture ne clame plus la violation de la loi, les horaires du dimanche ont été grattés et pas remplacés... Action après action, nous arriverons à imposer le respect de loi !

Mercredi, 9 février 2011

Non à la destruction de la médecine du travail

Voici le communiqué que j'ai fait adresser à la presse en soutien au meeting unitaire qui se tiendra demain jeudi 10 février, à 19h, à la Bourse du Travail située boulevard du Temple / rue Charlot dans le 3e arrondissement, salle Hénaff.

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Non à la destruction de la médecine du travail

Malgré le rejet unanime des syndicats lors des négociations paritaires, la droite a décidé d'aller contre leur avis et propose une loi qui revient à liquider définitivement la médecine du travail. Voilà encore une belle leçon du dialogue social vu par la majorité.

Les sénateurs centristes ont déposé une proposition de loi qui est l'exacte copie des revendications du MEDEF. Si elle était adoptée, c'est toute l'indépendance de la médecine du travail qui serait remise en cause. Les médecins ne seraient plus les garants de la santé des travailleurs mais des surveillants au service des employeurs.

A l'inverse, la médecine du travail aurait besoin de moyens supplémentaires et d'une indépendance renforcée pour protéger les salariés contre l'intensification des cadences, l'augmentation du stress ou les expositions nocives.

Le Parti de Gauche sera partie prenante dans cette défense d'un acquis social du Conseil National de la Résistance.

Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche et députée de Paris, réaffirme son soutien au collectif en lutte pour la défense de la médecine du travail, qui organise un meeting unitaire, ce jeudi 10 février à la Bourse du Travail de Paris.

Ce meeting est à l’appel des organisations suivantes : PG, PS, PCF, VERTS, NPA, LO, FASE, GU, CGT IEG, Solidaires, FSU, SNPST, SMT, Collectif médecins de Bourg en Bresse, UFAL, Attac, Copernic.


Si vous ne l'avez déjà fait, vous pouvez signer la pétition en ligne. Le site du Collectif vous informera de l'actualité de cette lutte.

Jeudi, 6 janvier 2011

Honte à Manuel Valls !

L'offensive contre les 35 heures est relancée. On se serait attendu à ce que soit l'UMP ou le Medef qui recommence. Non, le coup est venu du côté socialiste par Manuel Valls qui, voulant faire moderne, a décidé de faire la courte échelle à la droite.

C'est un habitué des sorties droitières sur les questions de sécurité ou d'immigration. Visiblement cela ne devait plus suffire pour passer dans les médias. Il a donc enfourché un nouveau cheval de bataille : les 35 heures qui coûteraient trop cher au budget de l'État.

Bizarre, Manuel Valls est député depuis 2002, il devrait donc savoir que les exonérations de cotisations sociales (cotisations, pas charges !) sur les 35 heures ont été supprimées. Qu'il ne s'agit plus que d'exonérations en fonction du montant du salaire (jusqu'à 1,6 Smic). C'est vrai que les questions sociales et fiscales ne sont pas sa spécialité puisqu'il est membre de la commission des lois, mais quand même.

Il propose donc que les salariés ne soient plus payés en heures supplémentaires quand ils travaillent au delà de 35 heures. En gros travailler plus pour gagner moins et s'user encore plus la santé.

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