Jeudi, 26 janvier 2012

Intervention sur les dons d'heures de RTT

Solidarité individuelle ou solidarité nationale ? Telle est la question posée par la proposition de loi déposée par un député UMP "visant à permettre aux salariés de faire don d’heures de réduction de temps de travail ou de récupération à un parent d’un enfant gravement malade." Partant de l'expérience vécue dans une entreprise, où les salariés ont fait bénéficier un collègue de 170 jours de congés, pris sur leurs RTT, pour lui permettre de s'occuper de son enfant atteint d'un cancer en phase terminale, le député Salen a proposé un texte généralisant de telles pratiques.

Mais aussi admirable que soit le geste de solidarité cité en exemple, il n'est pas aussi aisément reproductible, selon la taille de l'entreprise, la situation des salariés, surtout en période de crise... Et dans un pays comme la France, la solidarité nationale peut très bien permettre une prise en charge de tels congés exceptionnels, de manière beaucoup plus sûre et égalitaire.

C'est le sens de mon intervention en discussion générale, hier après-midi. Voici la vidéo.





Vous pouvez retrouver ci-dessous le texte tel que retranscrit dans le compte-rendu officiel.

Lire la suite...

Vendredi, 20 janvier 2012

Théâtre militant à Jean Dame le 28 janvier

Le samedi 28 janvier à 15 heures, le Front de Gauche de Paris centre vous invite à assister la représentation de la pièce de Frédéric Lordon, "D'un retournement l'autre", comédie sérieuse sur la crise financière, à l'Espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan (Paris 2e). Ce sera aussi, bien sûr, l'occasion d'échanger avec le public.

12.01.28-FdG_piece_Lordon.jpg

Front de Gauche : il se passe quelque chose

La campagne du Front de Gauche pour la présidentielle a été lancée par le premier meeting du candidat commun Jean-Luc Mélenchon le 29 juin dernier, place Stalingrad à Paris.

Devant l'affluence nous avions dû modifier en catastrophe la configuration du dispositif pour garantir la sécurité. Depuis, le Front de Gauche s'est élargi, enraciné. Mais il était de bon ton dans les médias et le microcosme politique de le mépriser.

Ces derniers jours, l'ambiance a changé : il est difficile d'ignorer un candidat lorsque 3,2 millions de téléspectateurs regardent l'émission à laquelle il est invité, faisant mieux que Copé, Juppé et Bayrou. Depuis, pas une personne croisée n'oublie de nous dire qu'elle a apprécié : que ce soient les militants du Front de Gauche, mais aussi ceux des autres forces politiques de gauche et surtout celles et ceux qui ont regardé par curiosité, les participants aux écoutes collectives organisées partout en France par le Front de Gauche, ou spontanément dans les entreprises où le Front de Gauche étaient venu soutenir les travailleurs en lutte. Tous en sont sortis enthousiasmés.

Lire la suite...

Mercredi, 18 janvier 2012

Sarkozy met le Medef au sommet

Vous trouverez ci-dessous le communiqué que j'ai adressé à la presse, au nom du Parti de Gauche, en réaction au "sommet social" convoqué par Nicolas Sarkozy aujourd'hui.


Sarkozy met le Medef au sommet

La réunion a été "excellente" selon Madame Parisot : c'est mauvais signe pour les travailleurs.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer le chômage, il nous annonce la généralisation de « l'activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n'est qu'un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux.

Lundi, 16 janvier 2012

Et oui, M. le préfet, la vidéosurveillance ne marche pas !

J'avais évoqué la semaine dernière, dans ce billet, mon courrier au préfet de police, suite aux problèmes rencontrés par les militants qui vendaient l'Huma Dimanche rue Rambuteau. Le préfet a promptement répondu, me faisant même faxer son courrier dès vendredi.

Tout en donnant quelques éléments de droit susceptibles de justifier l'attitude des policiers, il renvoie à "leur propre appréciation" et leur "initiative". Cette prise de distance est complétée par la reconnaissance "qu'une solution autre que celle mise en œuvre par les policiers intervenant aurait dû prévaloir". Avec en conclusion l'annonce d'un rappel à l'attention des effectifs de police concernant "la nécessité de faire preuve de souplesse et de discernement" en cas d'intervention "pour un rassemblement de nature politique."

Un point retient mon attention : le préfet reconnaît que les policiers ont été "incités à se rendre sur les lieux à la suite d'une observation vidéo laissant penser à un rassemblement." Mais alors, le système de vidéosurveillance ne permet pas d'identifier et de comprendre ce qu'il se passe réellement sur la voie publique ? Et il peut même aisément être détourné de ses objectifs affichés de lutte contre la délinquance pour des buts moins avouables ? Que reste-t-il de l'argumentaire développé pour faire passer le plan de vidéosurveillance ? Cela vaut bien la peine de déplacer un Premier ministre à l'occasion de son lancement !

page 1 de 138

Générateur de miniatures