Samedi, 12 décembre 2020

Un bien triste anniversaire de l'Accord de Paris

Article paru sur le site de l'Insoumission

Le 12 décembre 2015, lors de la signature de l’Accord, les chefs d’État se sont ostensiblement congratulés. Pourtant les objectifs en termes d’augmentation des températures (2°C et si possible 1,5°C) ne reposaient que sur des engagements volontaires. Leur somme dessinait en fait une trajectoire de hausse des températures d’au minimum 3°C. Sur les 195 pays signataires, 12 ne l’ont pas ratifié (dont des pays producteurs de pétrole comme l’Irak, l’Iran, l’Angola …), les États-Unis se sont retirés momentanément et seuls une vingtaine ont défini un plan d’actions permettant de respecter leurs engagements à condition qu’ils le mettent en œuvre. '' «Je savais que ce serait extrêmement difficile (…), mais c’est vrai que ce que je n’anticipais peut-être pas, c’est le fait que beaucoup de gouvernements allaient ne pas honorer leurs engagements.''» dixit Laurent Fabius qui était président de la COP 21. Naïf ? Car il était très clair que l’accord n’était pas contraignant et ne prévoyait aucun moyen de vérification.

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5 ans après la COP 21 : autoritarisme et inaction toujours à l’œuvre

Article paru sur le site de l'Insoumission

Il y a 5 ans la COP 21 s’ouvrait à Paris le 30 novembre. L’année 2015 était annoncée comme étant la plus chaude de la planète avec un dépassement de 1° C. Depuis, la période 2015-2019 a vu les températures moyennes les plus élevées jamais observées. 2020 pourrait arriver au 1er rang des plus fortes chaleurs depuis 1900 avec une moyenne dépassant la normale de 1,5°C à 1,6°C. La hausse des températures se poursuit donc inexorablement. Les concentrations en gaz à effets de serre battent des records selon l’Organisation météorologique mondiale qui pour le CO2 annonce 400,1 ppm en 2015, 414 en juillet 2020.

Mais la bifurcation indispensable n’est toujours pas au rendez-vous.

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Mercredi, 22 avril 2020

Relancer la production mais laquelle et pour quoi faire ?

Les premières annonces de relance économique montrent que certains ne tirent aucune leçon de cette pandémie et au contraire essaient même d’en tirer profit pour revenir sur de maigres avancées en termes de lutte contre les émissions de gaz à effets de serre ou de pollutions chimiques par les pesticides. Le Medef appelle ainsi à suspendre nombre de normes environnementales et sociales au nom de la relance économique.

Le patronat européen de l’automobile demande de ne pas appliquer les récentes normes d’émission de CO2 jugées trop contraignantes. Y-a-t-il vraiment urgence à relancer cette production ?

Le plan de réouverture du trafic aérien montre aussi cette tendance à repartir comme avant alors qu’il est passé de 1,665 milliards de voyageurs transportés en 2003 à 4,223 milliards en 2018. Or les premiers vols annoncés sont des vols au sein de l’hexagone alors que le rail dessert ces mêmes destinations en polluant nettement moins.

L’urgence n’est pas à relancer ces secteurs mais à investir dans l’hôpital public, dans la recherche médicale, dans l’attention apportée à nos anciens et plus largement dans la santé en relocalisant les productions qui vont avec (médicaments, matériels nécessaires ..)

Le problème n’est pas donc pas de revenir à la normale car c’est la normale qui pose problème

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Vendredi, 17 avril 2020

La violence du ton de Julien Bayou vise-t-elle à masquer les désaccords internes à EELV ?


Les municipales ont fait apparaître des tensions au sein de EELV entre une ligne défendue par Yannick Jadot visant à conquérir l’électorat centriste et une ligne plus de gauche. C’est un débat récurrent chez les Verts français. Il a été porté à d’autres époques par Antoine Waechter fondateur du MEI fluctuant entre droite et EELV selon les élections, puis par Dany Cohn-Bendit aujourd’hui thuriféraire de Macron. Il a souvent son centre de gravité au sein de la délégation au parlement européen. On peut au moins reconnaître la cohérence de Jadot entre ses prises de position en France et celle exprimée avec la signature du «Plan de relance verte pour un monde durable» signé aussi par Michèle Rivasi avec des PDG de plusieurs multinationales comme Renault Volvo Unilever Danone Engie Suez etc .. qui dans le même temps font un lobbying intense pour abandonner les objectifs climatiques de l'Accord de Paris.. Bizarre le silence de Julien Bayou à ce propos. Pourtant cela provoque pas mal de remous au sein de EELV. Je citerai en exemple le billet de Alain Coulombel, porte-parole de EELV, "Votre modèle durable n'est pas le notre" et sa caractérisation des 2 signataires EELV : Dérive écolo-centriste ? Opportunité stratégique ou volonté de saisir la crise du Covid-19 pour transcender les vieux clivages ? Probablement un peu de tout cela.

Aujourd’hui au Parlement européen, LREM avec qui Jadot a signé cette tribune, ont rejeté un amendement demandant que la relance européenne respecte les objectifs climatiques de l’accord de Paris. En Marche n’aura pas attendu longtemps avant de démasquer son vrai visage. EELV LREM et LR ont aussi voté contre un amendement refusant que l’épidémie de COVID-19 soit utilisé pour réduire les droits des travailleurs.

Faut-il imiter Julien Bayou et dire militant.e.s de EELV rompez les rangs ?

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Dimanche, 12 avril 2020

Bilan municipales 2020

Ce bilan a été écrit dans les 15 jours qui ont suivi le premier tour. Aujourd’hui il semble à peu près sûr qu’il n’y aura pas de second tour en juin et qu’il faudra tout recommencer à zéro dans les communes qui n’ont pas élu leur conseil municipal. Difficile donc de penser quel sera le contexte de cette nouvelle élection et encore plus sans savoir si elle se passera en octobre ou en mars 2021. Juste une remarque à propos de cette dernière possibilité : est-il constitutionnellement acceptable que des conseils municipaux aient une durée de mandat de 6 ans et d’autres de 5 ans ?

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